‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 99 sur 116 · L'HOMMAGE · texte numérisé non relu

L'HOMMAGE

Sa bouche en fleur sourit au temps qui l'a laissée Se survivre à jamais, silencieuse et belle ; Et, par delà les ans, peut-être, connut-elle Le désir d'être, un jour, douce à quelque pensée.

Si l'attente inutile et l'oubli l'ont lassée Et si nul n'a compris son regard qui l'appelle, Qu'un hommage tardif demeure au moins fidèle A son rêve muet de vivante passée.

Ce portrait attentif d'une Ombre qui fut tendre En sa poussière pâle et frêle, semble attendre La rose qu'au printemps j'offre à sa jeune grâce,

Et, pour que sa beauté puisse encor s'y revoir. Je présente au pastel qui peu à peu s'efface Le sourire incertain que lui rend le miroir.

834 ^^^ MlÎDAlI.LrS d'aUGILE

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