‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 100 sur 116 · LA LISEUSE · texte numérisé non relu

LA LISEUSE

La robe fut jadis changeanle, rose et grise, Qui vous vêt des longs plis d'un taffetas glacé ; Votre gorge a gonflé cette étoffe indécise, Où roucoule le rose et le gris nuancé.

Au fond de la bergère où vous êtes assise

Vous songez d'avenir peut-être ou du passé

Et, sur vos genoux joints, craignant quelque surprise

Vous couvrez de la main un feuillet commencé.

Votre grâce à la fois impérieuse et tendre,

Votre geste, vos yeux semblent toujours défendro

Qu'on lise ce secret sous vos doigts rapprochés ;

Mais le Temps curieux dont l'aile en faux vous frôle A lu, en se penchant un peu sur votre épaule. Le livre rose et gris de vos amours cachés.

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