‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 125 sur 197 · KS MACHINES MONÉTAIRES · texte numérisé non relu

KS MACHINES MONÉTAIRES

Le balancier qui sert à frapper les monnaies lui inventé sous Louis XIII par un Français, nommé Briot, el il fut substitué dans les Hôtels des monnaies, par ordre du chancelier Séguier, au marteau qui, jusqu’alors, avait toujours servi au monnayage. Castaing, ingénieur français, inventa peu après la machine qui sert à cordonneries pièces sur la tranche et à en conserver la forme. Mais depuis cette époque, les machines monétaires n’avaient reçu aucun perfectionnement, quoique les arts mécaniques eussent fait de grands progrès.

En 1803, Napoléon visita F Hôtel des Monnaies de Paris el en suivit les travaux dans le plus grand détail; affligé de voir que les monnayeurs étaient sans cesse exposés à être blessés, en plaçant les pièces sous le Balancier, il ouvrit un concours dont l’objet était de les mettre à l’abri de ce danger* et un siècle et demi après l'invention de Briot, M. Gengcmbre, mécanicien

français, inventa un nouveau Balancier qui place dans une virole et chasse les pièces, sans l’intervention des monnayeurs, et qui fut adopté par tous les Hôtels des monnaies de France. Toutes les autres machines qui servent au monnayage furent aussi perfectionnées par le même mécanicien. Le nouveau Balancier est le type de la médaille. La légende exprime que cette machine, inventée par un Français, a aussi été perfectionnée par un Français, INVEN- TORE • GALLO • GALLO • PERFECTORE. L’exergue apprend que toutes les machines monétaires ont été perfectionnées à la même époque.

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Le perfectionnement lectinique de la fabrication monétaire fut une préoccupation constante des gouvernements, depuis François I" qui fit construire le moulin de la Gourdayne pour la frappe mécanique des espèces, jusqu'à Napoléon. Cependant, Nicolas Briot, qui avait imaginé le balancier, comme le dit la Notice précédente, n'ayant pas été encouragé sous Henri IV et Louis XIII, dut aller offrir son invention à l'Angleterre; son outillage fut installé dans la Tour de Londres en 1626. Ce ne lui qu'un peu plus lard, sous Louis XIII. (pic Jean Warin, perfectionnant le balancier de Briot, réussit à le faire adopter à Paris.

Les dernières améliorations apportées avant la Révolution, à la fabrication monétaire, furent l'œuvre de Castaing, ingénieur du Roi, et du graveur-mécanicien J. -P. Droz. Grâce aux encouragements de Napoléon, en 1806, Philippe Gengembre, mécanicien, inspecteur général des monnaies, inventa un nouveau balancier qui fut fabriqué avec du bronze provenant de canons pris sur le champ de bataille d'Austerlitz. Cette machine perfectionnée et frappant avec rapidité servit à fabriquer les belles monnaies de l'Empire et celles de la Restauration jusque sous Charles N, époque où fut adoptée la presse du mécanicien allemand Uhlhorn, puis celle de Thonnelier.

Le 16 mai 1800, sur la proposition (le Mongez, qui était, à cette époque, administrateur des Monnaies, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de V Histoire métallique " le Perfectionnement des machines monétaires ». Le type, selon Mongez, devra consister dans la figure du balancier nouveau de Gengembre, et comme le premier balancier a été inventé par un Français Nicolas Briot! et que son nouveau perfectionnement est dû à un autre Français (Philippe Gengembre', il propose pour légende : Gallis inventorc el per fer tore. L’autorité du mol perfeclor est dans Té ronce ( Eun ., 8, .">) ; O rnearum uoluptatum omnium inventai', inceplor. perfeclor .

Le 23 mai 180!). Mongez compose un nouvel exergue : Monetis tuto et affairé cudendis.

Ameilhon propose : » Le nouveau balancier, près duquel serait une figure monétaire avec une balance en main. La légende serait : Ingenio nome arlis gallime moneta perfectius ensa. »

La Commission arrête le type dessiné par Lomot.

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