LE PONT D’IÉNA
13 janvier 1307.
Le premier Pont sous lequel coule la Seine, à son entrée dans Paris, a été construit à l'époque de la campagne d’Austerlitz cl a pris le nom de cette victoire. Le pont construit à l’autre extrémité de la Capitale, et qui termine le système de sa nouvelle enceinte, fut commencé pendant la guerre de Prusse et la victoire d’Iéna lui a donné son nom.
Ainsi, les monuments consacrés à l’utilité publique étant à la fois ceux des triomphes de Napoléon, apprendront qu’iPsut réunir le génie de la Paix qui embellit et fait prospérer les empires, h celui de la guerre qui les illustre et accroît leur puissance.
Le pont d’Iéna, bâti en pierres et destiné à joindre le champ de Mars au Palais de Rome, est représenté sur celle médaille tel qu’il doit être, c’est-àdire orné, a chacune de ses extrémités, des statues équestres ([n on se propose d’y placer.
Pour rappeler le souvenir de la journée d’Iéna dont il porte le nom, la
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Victoire est figurée volant au-dessus, et tenant la palme d’une main et de l’antre une couronne.
La légende, IENENSIS • VICTORI AE • MONVMENTVM, explique le type, et celle de l’exergue : PONS * FLVMIXI • IMPOSITVS. Anna 1808, donne la date de la construction du pont.
ÉCLAIRCISSEMENT
Le 20 février 1806, Napoléon écrit au ministre Cretet pour lui demander de mettre à l'étude l'établissement d’un pont sur la Seine, à Paris, en face de l’École militaire. Dès le 6 avril suivant, un décret impérial prescrit la construction de ce pont entre le Champ de Marset la montagne de Cliaillot (le Trocadéro). Un autre décret, daté de Varsovie le 13 janvier 1807. lui donne le nom de Pont d'Iéna, en souvenir de la victoire du 13 octobre 1806 Le pont fut ouvert à la circulation en 1808. On sait qu’en 1813, les Prussiens voulurent le faire sauter et que le roi Louis XVIII s'y opposa énergiquement.
Le 21 février 1812, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de
Y Histoire métallique « le Pont d'Iéna ».
Le 28 février, Monge/, propose pour type: « Le pont orné sur chaque pile d'une statue équestre.
Y une extrémité du pont seraient placés deux arbres pour représenter le Champ de Mars : à l'autre, un Arc de triomphe représenterait le Palais de Rome: La légende serait : Campus Martius el Palalium Romanum conjuncli. L’exergue : Ponte Ienensi super Sequanam transmisso. »
Quatremèrc de Quincy propose : « Le pont tel qu'il doit être, accompagné, dans chacune de ses extrémités, des statues équestres qu'on se propose d’y placer. Pour rappeler le souvenir de la victoire d'Iéna qui a donné son nom à ce monument, on représenterait sur le champ de la médaille, et au milieu du pont, une Victoire en l'air.
« La légende serait: ou lenensis vicloriæ monumentum. ou bien : Inmemoriam victorile lenensis.
Y l'exergue, on lirait : Pons super Sequanam lapideus, I80S- »
Yisconti propose de représenter « l'élévation du pont, sans légende ni exergue ».
Le vendredi. 6 mars 1812, celle médaille est arrêtée ainsi qu'il suit : « Son type représentera l'élévation du pont tel qu'il doit être quand il sera terminé, et accompagné, dans chacune de ses extrémités, des statues équestres qu’on se propose d'y placer. Pour rappeler le souvenir de la victoire d'Iéna qui a donné son nom à ce monument, on figurera sur le champ de la médaille, au milieu et au-dessus du pont, une Victoire en l'air, autour de laquelle on lira la légende qui sera : In memoriam Vicloriæ lenensis. L'exergue dira : Pons super Sequanam. »
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u Ladobie, Paris sous Napoléon. Administration, grands travaux, p. 119.
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L'armée française, dans les combats de Pulsluk, n’avait lait qu’essayer ses forces contre les Russes. Elle se portail sur Kœnigsberg qui êl ait prêta lui ouvrir ses portes, lorsque l’armée Russe se présenta pour la combattre à Eylau, et l’arrêter dans sa marche.
On se battit de part et d’autre avec acharnement et celte bataille eût été la dernière de la campagne, si les difficultés du pays, du climat et de la saison, favorisant Fenncmi, n’eussent rendu- douteux, non la gloire, mais 1 ellet de celle journée, mémorable par la bravoure des troupes françaises el la constance inébranlable de leur chef. L’ennemi fut contraint de céder le champ de bataille à Napoléon qui, par sa fermeté, conserva aux Aigles françaises leur supériorité et leur gloire.
C'est ce qu’on s’est proposé d’exprimer sur la médaille qui doit rappeler le souvenir de la bataille. Elle a pour type l'Empereur, sous l’emblème d’Hercule jeune, debout sur le champ de bataille qui est couvert de débris d’armes
el d’enseignes. L’altilude du héros est celle clans laquelle on représente la Constance guerrière dont il donna dans celle journée le plus grand cl le plus noble exemple.
La légende, CONSTANTIA • AVGVSTI, exprime la même idée. Un lit, ii l’exergue, le nom et la claie de la bataille: PROELIVM • AD • L AV. AN • 1807.
ÊCLA IRCISSEMENT
Le 17 mai 1 S 1 1 . la Commission des Inscriptions et Médailles met à son ordre du jour. • la Bataille d’Eylau ».
Le 21 mai. Visconti propose « d’emprunter le type et la légende de cette médaille, d une monnaie de Carausius que l'abbé Tanini a publiée dans ses Suppléments à Banduri. En conséquence, le type représenterait Hercule, debout, une main appuyée sur son liane, tenant de l'autre une pique, h peu près dans l’altitude du Méléagre, mais ayant, au lieu de draperie, une peau de lion. La tète d'Hercule serait sans barbe, pour se prêter à l'allusion. La légende serait : Constantia Aitgusli ; l'exergue. Prcelium ad Et/ lait. 8 février 1807. »
Mongez propose pour type : « Dans le champ, la figure du Verseau répandant avec son urne la neige el les frimas. Au-dessus, la Victoire écrivant sur un bouclier suspendu à un palmier. La légende serait : De Roxolanis ; l'exergue, ad Eglau.
Quatremère de Quincy propose pour type: « L'Empereur Napoléon plantant un trophée sur le champ de bataille. La légende sérail : In pagine campa Xeapolin inviclus. L’exergue : Tropæum ad Eglau. »
Le 31 mai 1811, la Commission arrête : « Le type représentera l'Empereur Napoléon, sous l'emblème d’Hercule figuré sans barbe, avec la peau de lion, le bras gauche appuyé sur son liane, tenant de la main droite une pique. Le sol autour de la figure sera couvert de débris d’armes, d'enseignes el instruments militaires, pour exprimer le champ de bataille. La légende sera : Constantia Augusli; l'exergue, Prcelium ad Eglau *. »
1. Une médaille a été gravée par Brenet et frappée sous la direction de Denon, à la Monnaie de Paris, en souvenir de la bataille d'Eylau. Trésor denumism. Empire français, pl. XIX. n° fi.
CATAPH RAC T O RVM • DVCI 'X
INT F. R EMPTO
Le général d’Hautpoul ayant été tué h Eylau, après avoir fait des prodiges de valeur, l’Empereur proclama le nom de cet intrépide général sur le champ de bataille même, au milieu des braves qui s’étaient signalés dans celle journée, et décréta qu’il lui serait érigé une statue dans une des places publiques de la Capitale.
La médaille composée pour perpétuer le souvenir de celle glorieuse récompense, a pour type une Couronne de lauriers, au milieu de laquelle on lit le nom du général d’Iiautpoul, commandant les cuirassiers, tué à la bataille d’Eylau : I • D'H AVTPOVL • DVCI ■ CATAPH RACTORVM • APVD EYLAV • INTEREMPTO.
La légende de l’exergue, HONORES* DECRETE ANNO-1807, donne la date du décret qui lui décerne un monument.
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