‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 132 sur 197 · L’ÉPÉE DE FRÉDÉRIC II ENVOYÉE A L’HOTEL IMPÉRIAL DES INVALIDES · texte numérisé non relu

L’ÉPÉE DE FRÉDÉRIC II ENVOYÉE A L’HOTEL IMPÉRIAL DES INVALIDES

J 7 mai 1807.

Tels furent, après la bataille d’Iéna, l’étonnement el le trouble des vaincus, qu’ils ne songèrent pas à enlever des maisons royales, dont le vainqueur allait s’emparer, des objets qu’il ne pouvait ne pas regarder comme les plus nobles de ses trophées. L’Empereur, arrivé à Potsdam le 24 Octobre 1 80(4, y trouva l’épée, l’écharpe et le cordon de l’Aigle noire du Grand Frédéric, cl les drapeaux que sa Garde royale avait suivis avec tant tic gloire durant la guerre de Sept ans. L’Empereur lit don de ces trophées aux Invalides, persuadé que les vétérans de l'armée de Hanovre accueilleraient avec un respect religieux tout ce qui avait appartenu à un des premiers Capitaines dont l' histoire conserve le souvenir.

Cette pompe triomphale eut lieu à Paris, le 17 Mai de l’année suivante. Le maréchal Moncey partit à cheval du Château des Tuileries, accompagné du plus noble cortège et tenant élevées dans sa main droite l’épée et les décora-

lions de Frédéric. Les drapeaux captifs étaient placés sur un char dont la forme et les ornements répondaient à la noblesse du fardeau qu’il portail. Le cortège se rendit à l'Hôtel des Invalides au milieu des applaudissements d’une multitude immense transportée d’admiration.

Le type de la médaille destinée à retracer le souvenir de cette cérémonie, la représente telle que nous venons de la décrire. La légende qui entoure le champ et. celle de l’exergue indiquent que les armes de Frédéric prises à Posldam ont été transférées à l'IIôtel des Invalides, le 17 Mai 1807 : ARMA • FRIDERICI • POSTDAMI • CAPTA ■ LYTETIAE • IN • CASTRA • EME- RITORVM- TRANSLATA ■ 17- MAI • 1807.

h' CL. UBC/SSKMF.X T

Le 22 mai I S 1 0, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de V Histoire métallique : « Le présent, fait aux Invalides de Paris, de lï-pée, du cordon et de la ceinture du Grand Frédéric ».

Le 29 mai, Monge/, propose pour type : « La Victoire suspendant à une colonne l'épée et la ceinture de Frédéric. La légende serait : Freilerici arma emerilis crédita. L’exergue : Parisis. Ann. 1806. » Visconti propose : « Le maréchal Moncey, vu à cheval, ayant l’épée au côté et portant d’une main élevée celle de Frédéric. La légende serait : Arma I'rederici II Borussi. L’exergue : Parisiis in caslris emerilorum suspensa, ou Parisiis ad castra emerilorum translata. Ann. 1801 ; ou Luleliae in caslris suspensa; ou Lutetium ad castra emerilorum translata.

QuaLremère de Quincy propose: « D'un côté, la statue de Mars en repos, déjà employée dans l 'Histoire métallique comme emblème des Invalides; de l'autre, une Victoire debout consacrant ou appendant l’épée, le cordon et la ceinture de Frédéric. La légende serait: Insignia Frederici : l'exergue : Victoris Neapolionis emerito Marti. Parisiis, ann. 1801. ••

Le ."> juin I S 1 ( ) , la Commission arrête: « Le type représentera yen se conformant au fait de la cérémonie qui eut lieu à cet égard) la figuré du général qui porta l'épée aux Invalides: il sera vu à cheval, tenant l'épée d’une main élevée, et pour obvier à Imite équivoque, ayant sa propre épée 1res visible à son côté. La légende est ajournée. »

Le 12 juin ISll), la légende est ainsi fixée: Arma Frederici Posldammi capta. L'exergue: Lutetium in castra emerilorum translata.

Si*

te ;

te

Ül H n F

te &

Page 1