‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 157 sur 197 · OCTROI DE LA NAVIGATION 1)1 RHIN · texte numérisé non relu

OCTROI DE LA NAVIGATION 1)1 RHIN

27 octobre 1808.

Le grand nombre des petits États arrosés par le Rhin, les droits et les péages que les Souverains de ces Etats exigeaient des navigateurs, rendaient les transports sur le lleuve presque aussi dispendieux que par terre, et faisaient éprouver au commerce les lenteurs les plus préjudiciables.

L’Empereur ayant réuni dans sa main puissante toutes les souverainetés de la rive gauche du lleuve, et celles de la rive droite dans les mains des Princes de la Confédération du Rhin, voulut dégager le commerce et la navigation de ces entraves. Il réduisit à un octroi et à une perception unique les anciennes contributions, et il en diminua la valeur.

Par cette mesure que réclamait l’intérêt du commerce, la navigation du Rhin est devenue plus prompte et moins dispendieuse, et les Souverains qui ont des droits sur ce péage en perçoivent les revenus d’une manière plus facile et plus assurée.

Le type de la médaille relative à celle amélioration représente le Rhin

appuyé sur une proue de bateau. Le Fleuve à demi couché tient une rame; un cep de vigne s’élève au-dessus de sa tête. Ses pieds sont enveloppés dans sa draperie, allégorie déjà employée dans la figure du Nil, pour indiquer (pi on ignorait les sources de ce fleuve, et qui indique ici que le Rhin n’a point d’embouchure connue.

On ht, autour du champ, que la navigation n’est plus assujettie qu’a un seul octroi, NAVTGATIONE • RIIENI • SINGVLAHL PORTORIO • SVB- IECTA. L’exergue présente la date du décret.

ÉCLA IRCISSIJMEN T

Le projel de médaille dont il s'agit ici, vise le Décret impérial du 27 octobre 1808 portant création de neuf auditeurs près la Direction générale des Ponts-et-Chaussées et d une Commission spéciale a la Navigation sur le Rhin. Celle Commission qui fonctionna sous le nom de Magistral du Rhin était chargée de toutes les questions relatives à la navigation de ce fleuve et à l'entretien de ses rives depuis Huningue jusqu’à la frontière de Hollande. Elle substituait un service unique à toutes les barrières et droits de péage que chacun des petits Etats antérieurs s était cru le droit d établir sur les bateaux qui sillonnaient le fleuve et abordaient sur ses rives.

Le U septembre 1811. la Commission des Inscriptions cl Médailles met. au nombre des sujets de Y Histoire métallique, » l'Etablissement de l'octroi de navigation sur le Rhin ».

Le 20 septembre, Mongez propose pour type : « Le Rhin à demi-couché, le bras droit appuyé sur une digue, portant sur sa main droite un petit navire; le bras gauche serait posé sur son urne où on lirait : R lie nus ; un grand cep de vigne ombragerait le Fleuve dont les pieds seraient enveloppés d’une draperie. La légende serait : Innumeris vindicatus ah impedimentis. L’exergue : Aggcribus tutata navigatione et singulari portorio subjecla.

Le 27 septembre, la Commission arrête : « Le type représentera le Rhin appuyé sur une proue ; le Fleuve demi-couché aura la rame en main, un cep de vigne sera au-dessus de sa tête et ses pieds seront enveloppés d’une draperie. Légende: Navigatione Rhcni singulari portorio subjecla '. »

1. En cul-de-lampe, la médaille frappée en I «lu Rhin. Trésor de iiumismalii/ue. Empire françai

07 et relative . pl. XXIV, ir 'J

s grands travail

v embouchures

KOI TE DES PYHEXEES

Nooem bre 1 808.

Lorsque Louis XI \ .après avoir placé son petil-üls sur le trône d’Espagne, disait: «Il n’v a plus de Pyrénées», il n’entendait parler que de l’anéantissement des rivalités qui avaient si longtemps séparé la France et l’Espagne, et. non des barrières que la nature a élevées entre elles.

En effet, la politique du Cabinet de Madrid 1' empêcha toujours d’avoir sur ses frontières des communications faciles cl multiples avec la France. Deux seules routes, dont l’une bordait l’Océan, l’autre la Méditerranée, conduisaient en Espagne. La chaîne immense des Pyrénées demeurait inaccessible, excepté par quelques passages étroits el dangereux, qui étaient à peine connus des habitants du pays.

L Empereur ne fut point arrêté parles obstacles qu’opposaient les pics élevés et les masses énormes de rochers qui semblaient interdire l’idée même de les franchir. Ce que 1 antiquité eut mis au nombre des travaux d’Hercule lut 1 ouvrage d un mot de Napoléon ; il parla, el à sa voix disparurent réellement les Pyrénées. Une grande route commençant à Pau et passant à Oloron,

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les traversa et oiïril une cominunicalion sûre et longtemps inespérée avec l’intérieur de l’Espagne.

Le type de la médaille qui rappelle cette grande entreprise, représente Hercule franchissant les Pyrénées, sa massue sur l’épaule et posant le pied sur un quartier de rocher.

La légende : IVGA * PERV1A • P V RENES, apprend qu’une roule a été ouverte sur les Pyrénées. L’exergue présente la date du décret.

ECLAJjRCJSSE.MEXT

Dès le il Floréal an XI (29 avril 1803) un arrête Consulaire incitait à la disposition du Ministre de l'Intérieur une somme de 30.000 francs destinée à réparer la partie de la roule de Paris en Espagne par Moulins, qui traverse le département du Tarn. La roule qui passe par Bordeaux et Bayonne fut aussi remise en étal à diverses reprises : c’est cette dernière que suivirent la plupart des troupes françaises qui pénétrèrent en Espagne à partir du 19 mai 1807. Lors de son premier voyage, en novembre 1808, Napoléon se plaignit du mauvais état de cette route et des retards des courriers. En janvier 1809, donnant des ordres pour la reconstruction du pont de la Bidassoa, il le voulut particulièrement solide: il chargea de ce travail des architectes de Bayonne '.

Enfin, on lit dans le Moniteur du 7 juillet 1812 : « Les travaux de la route de Paris à Bayonne sont poussés avec la plus grande activité dans notre département des Landes). On y dépense plus de 100.000 francs par mois. La même activité règne dans les travaux de la même route dans le département de la Gironde. Partout un chemin uni et roulant remplace successivement les sables mouvants des Landes et l'Espagne se rapproche ainsi de l'Empire français. Indépendamment du bienfait qui résulte pour les habitants de l’argent que ces travaux répandent et du nombre prodigieux de bras qu’ils occupent, il en résultera pour notre commerce des avantages dont les suites ne pourront se calculer. »

Le 10 janvier 1812, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de V Histoire métallique , « la Boute des Pyrénées ».

Le 17, Yisconli propose pour type : « Une figure de Voie personnifiée, à la manière antique, non pas couchée mais assise sur des rochers : elle tiendrait une roue posée sur un de ses genoux. La légende serait : Via nova per Pyreneos pale/acta. Exergue, 1808. »

Pelit-Badel propose : « Hercule, un pied sur une roche, tenant en main la foudre, par allusion à l'origine du nom des Pyrénées. La légende serait: Juga pervia Pyrenes. L'exergue: Ab Urbe ad Malrilum via ducta. »

Quatremère de Quincy propose : « La figure d’une Voie antique personnifiée et placée, avec ses symboles ordinaires, sur le haut d'un rocher. La légende serait : Per montes Pyreneos. L'exergue: Via strata. 1808. »

Le 7 février 1812, la Commission arrête : « Le type de la médaille représentera Hercule, debout et marchant, la massue en l'air appuyée sur son épaule, un de ses pieds sur un morceau de rocher: derrière lui seront figurées des pointes de montagnes. La légende sera : Juga pervia Pyrenes. L’exergue : Ann. 1808. »

Napoléon à Bayonne, p. 223.

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