‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 163 sur 197 · DE SAINT-GERMAIN, SAINT-CYR ET LA FLÈCHE · texte numérisé non relu

DE SAINT-GERMAIN, SAINT-CYR ET LA FLÈCHE

( D'après un calque sommaire (lu dessin original (le Le mol.)

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L’établissement et l'organisation des Écoles militaires pour l’instruction et le recrutement des officiers de toutes armes, devaient être, naturellement, une des grandes préoccupations de Xapoléon. Dès le troisième jour complémentaire de l'an VIII (20 septembre 1800) eut lieu l’inauguration du Prytanée militaire qui remplaça, à Saint-Cyr, la célèbre maison royale de Jeunes filles créée par Madame de Maintenon. Bonaparte visita le Prytanée le 25 Floréal an IX (14 mai 1801), et à la suite de cette inspection, il demanda au ministre Chaptal de lui faire un projet de réorganisation de tous les Prytanées militaires. Ce plan fut présenté le 22 Prairial an IX 11 juin 1801) au Premier Consul qui le renvoya avec des critiques. Le 8 Messidor an IX (27 juin 1801 1. Bonaparte dicta un projet de règlement pour l’École d'artillerie et du génie. L’organisation des Prytanées fut enfin approuvée par l'arrêté Consulaire du 27 Messidor an IX 10 juillet 1801). Le 28 Frimaire an XI (19 décembre 1802), projet d’institution, dicté par Bonaparte, d'une École militaire à Fontainebleau, à Compiègne, à Rambouillet ou à Écouen; le 19 Ventôse an XI MO mars 18011), arrêté installant celte école à Fontainebleau. Le Prytanée militaire de Saint-Cyr fut transformé en École d'officiers en 1805; en même

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■ navale, en lui affectant (leux vaisseaux, le et Médailles met au nombre des sujets de

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temps. Napoléon donna des instructions pour l'organisation d'Écoles militaires à Bologne et à Parie 12 juin, -il juillet et 26 août 1805, 8 juillet 1806).

■ L'installation du Prytanfe militaire de La Flèche, dans l'ancien Collège des Jésuites de celle ville,

eu, . . . -1,1 juin 1808, en exécution d'un Décret impérial du 24 mars précédent. L Ecole spéciale de

Cavalerie, dans le château de Salnt-Germain-en-Laje. fui créée par un décret du 8 mars 1809; un second décret, daté de Schœnbrunn, le 17 mai 1809. organisa l'École qui. le 29 mars 1819, fui encore 1 objcl d'observations de l'Empereur au général Clarke, ministre de la Guerre. Napoléon la visita le 1 1 ril 1811 et témoigna son mécontentement de la défectuosilé de l'aménagement. L'Ecole de Cavalerie de Sainl-Germain fol supprimée en 1814 par Louis WHI qui la remplaça par une caserne de Gardes du Corps.

Le 16 septembre 1810, Napoléon avait créé l’Écol Tnurville et le Duquesne.

Le 29 janvier 1815, la Commission des Inscriptions YJIisloire métallique « l’Établissement des Écoles militaires à Saint-Germain, Sainl-Cyr, La Flèche, etc. ».

Le 5 février 1813, Mongez propose pour type : » l’allas qui présente à Mars des enfants jouant avec des armes. Mars nu et casqué porterait un trophée sur l’épaule. La légende sérail : Marks alumni Neapolionei •, l’exergue, Fixa — S. C y rien — S. Germano. »

Projet de Visconti : <> Minerve, debout, sans casque, mais avec V '~' cheval. De sa main gauche elle tiendrait un faisceau d’armes offensives; de la droite elle présenterait un casque près d’un monceau d’armes défensives en avant d’elle, et l’offrirait a un jeune homme faisant partie d’un groupe d’autres jeunes gens qui accourent à la Déesse. La légende serait : lluihmenla mililix ; l’exergue, Tirocinis Iradila. »

Projet de Quatremère de Quincy : « La figure de Minerve armée et assise contre le piédestal de la statue de l’Empereur. Elle tiendrait du bras droit la lance, et de ce côté seraient des amas d’armes et d'instruments de science militaire. Du bras gauche, elle élèverait son bouclier sous lequel accourraient des jeunes gens de différents âges. Derrière la statue de l'Empereur régnerait un fond orné de portiques ou de colonnes. La légende serait : Exerce ndae ad arma juventuli. L’cxcrguc : Gymnasia inslilula. 1809. »

Le 12 février 1813, Petit-Radel propose ; Le type de la médaille représenterait en avant d’un corps d’architecture formé de trois arcades. Mars tenant un parazonium, Neptune, de la main droite, un frein, et Vulcain tenant un globe enflammé- La légende serait : Tirnrinia bellicx juvenlulis; l’exorgue, Inslilula ex dccrelo. »

Le 19 février 1813, la Commission arrête :

« Le type de la médaille représentera la figure de Minerve tenant un cheval de la main gauche et présentant, de l'autre main, des jeunes gens jouant avec des armes, à une autre figure qui sera celle de Mars représenté nu, le casque en tête cl la lance en main. La légende sera ; Tirocinia Neapolionea. Point d'exergue. »

Le dessin original de Lemot est perdu ; mais la Bibliothèque de l’Institut en possède le calque que nous reproduisons.

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vice-roi. Il écrivit à ce dernier à ce sujet.

entrait à Florence par une porte, en même temps que la reine

opportun de préparer une nouvelle médaille ■l elle mit ce sujet à l'étude dans sa séance

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commandée par le général Reille.

régente Marie-Louise sortait par l'autre. Le traité de Bayonne, du 5 juillet ISOS. attribua comme dédommagement à la reine détrônée une dotation de 400.000 francs: Napoléon la tcau de Yalençay avec les autres membres de sa famille espagnole.

La Toscane, partagée en 'trois départements, fut d'abord gouvernée par le vieux général Menou. La population était divisée en deux partis : l’un, qui demandait l'annexion pure et simple au royaume d'Italie: l’autre, qui souhaitait le maintien du royaume d'Etrurie avec un roi ou une reine choisi dans la famille de Napoléon. Ce fut alors que. cédant aux désirs ambitieux de sa sœur Elisa. princesse de Lucques et Piombino, Napoléon la nomma Grande-Duchesse de Toscane, par le Sénatus-Consulte organique du 2 mars 1809 et le décret du lendemain .'1 1

La Commission des Inscriptions et Médailles jug en l'honneur de la Grande-Duchesse Elisa-Napoléon du S janvier 181. ‘L

Huit jours après. Visconti propose pour type : « Une femme assise sur un siège sur un suppedaneum. Elle tiendrait dans la main gauche un sceptre, et de la droite, de Florence, caractérisée par une couronne crénelée et par la lleur de l'iris qu elle a ( peu près dans l’attitude de l’Espérance sur les médailles romaines. On pourrait ajouter au pied de la figure assise, le fleuve Vrno, demi-couché. Le lion, son symbole, serait à côté du Fleuve. La légende serait : Etruriæ rectrix. L'exergue, Eli, sa Augusli soror. »

Projet de Mongez : « L'Ètrurie étendant le bras droit vers le buste de la Princesse Élisa placé sur un cippe et coiffé de la couronne ducale. La légende serait : Elisa Etruscorum dux primaria ; l'exergue, Ducalus hlulo decorala. »

Le 22 janvier 1813. la Commission arrête :

< Le type représentera une figure de femme qui sera celle de la Duchesse elle-même, assise sur un beau siège à bras, le pied sur un marchepied. Elle portera de la main droite la figure allégorique delà Ville de Florence, avec une Couronne tourellée ; cette figure tiendra la fleur de l’iris; dans la main gauche, la Princesse aura un sceptre surmonté de la fleur de l'iris, symbole de Florence. Des abeilles seront gravées sur l'étoffe de sa draperie. La légende sera : Etruriæ rectrix. L'exergue : Elisa Augusli Soror. Ann. ISO!', •'

Le dessin original de Lemot est perdu ; mais la Bibliothèque de l'Institut en possède le calque que nous reproduisons.

bras, le pied petite figure s sa main, à

l. K. ItoDOCANACin, Étisu-Napoléon en Italie, p. 99 et suiv. Voyez princesse Elisa-Napoléon, grande-duchesse de Toscane. Trésor île n

s médailles frappées en l'honneur de la yiismatii/ue. Empire françuis, pl. XXXI,

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