‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 17 sur 197 · OPERAS CURANTE J. C. F. LA DOUCETTE PRAEF · texte numérisé non relu

OPERAS CURANTE J. C. F. LA DOUCETTE PRAEF

MDCCCX

Ces travaux d’épigraphie lapidaire n’étaient pas toujours du goût de la Commission, assez disposée à se récuser pour un certain nombre d’inscriptions dont elle jugeait la rédaction peu digne d’elle. Elle sentait, d'autre part, que la marche de V Ilitiluire métallique, objet principal de ses délibérations, risquait d’en être retardée. Pourtant, de ce cété également, son activité ne chômait point, si bien que le dessinateur delà Commission, Chaudet, se déclara surchargé de besogne, tant étaient nombreux les projets de médailles qu'il avait à dessiner; le ■" août 1809, la Classe d Histoire et de Littérature ancienne proposa de lui allouer une indemnité supplémentaire de 1.100 francs, prise sur les fonds de la Commission des Travaux littéraires, dont celle-ci déclara n’avoir pas l’emploi pour cette année-là.

Le 5 janvier 1810, la Commission arrête les termes du compte rendu général de ses travaux durant l’année 180g, qu’elle doit présenter à la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne. Ce compte rendu, rédigé par Ouatrcmère de Quincy, est conçu en ces termes :

«... Les travaux de la Commission sont de deux espèces, savoir: le travail accidentel des compositions d’inscriptions et de Médailles qui lui sont demandées selon les circonstances par le Gouvernement et les autorités constituées, et le travail habituel de la composition de 1 Histoire métallique de l’Empereur.

» Les travaux du premier genre, tels que les inscriptions du Canal de Saint- Quentin, celles du Canal de la Meuse et du Rhin, la médaille de la Présentation des Rapports de l’Institut, les inscriptions soit de la Porte Saint-Denis, soit de l’Arc du Carrousel, sont connus de la Classe. La Commission, pour se livrer à ces demandes accidentelles, sans porter préjudice à l’objet principal de ses travaux, a été dans le cas de multiplier ses séances et d’en tenir souvent deux par semaine.

» Il est résulté de là que le travail de Y Histoire métallique n’a presque point souffert de retard dans le cours de l’année qui vient de s’écouler.

» Le nombre des médailles composées et arrêtées par la Commission s’élève à 110; les cinq premières années du Gouvernement de règne de Napoléon sont achevées.

*< Le dessin des médailles ne saurait marcher d’un pas aussi prompt. Cependant, grâce à l’activité de M. Chaudet, déjà cinquante médailles sont dessinées ; elles formeront avant la fin de ce mois un volume complet. 11 ne s'agit ici que d’un volume manuscrit de 100 feuilles en y comprenant leurs explications.

» Celles-ci se rédigent et se copient au net, sur autant de feuilles séparées. Trente de ces feuilles sont achevées et transcrites. On attend les dernières médailles qui sont entre les mains du dessinateur, pour compléter les cinquante explications historiques, en sorte qu’à la fin du mois, on pourra regarder le volume comme définitivement terminé, pour ce qui regarde la Commission. »

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