‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 33 sur 197 · CRÉATION 1)E LA BANQUE · texte numérisé non relu

CRÉATION 1)E LA BANQUE

28 Mvôsean VIII [18 janvier 1800).

Le désir d’accroilre le crédit, de multiplier les moyens d’échanges, de donner dans la circulation, aux engagements des particuliers la valeur des espèces numéraires et de favoriser encore le commerce, en augmentant dans une proportion convenable la monnaie réelle par une monnaie représentative cl garantie, a déterminé le Gouvernement à créer la Banque de France.

L’action la plus sensible de cel Établissement consiste dans l’échange sans cesse répété de ses billets contre l’argent monnayé, et de l’argent contre ses billets.

C’est celle double opération qu’on a cherché à figurer emblémaliquemenl sur la médaille. Dans le champ, est une table, ou un comptoir, du milieu duquel s’élève un caducée, symbole du Commerce dont la Banque est un des principaux soutiens ; aux deux côtés du caducée sont deux cornes d’abondance renversées, de l'une desquelles sortent des billets, et de l’autre, différentes pièces de monnaie.

La légende, COMMERCIIS * IVVANDIS, explique le type et indique les secours que la Banque fournit au commerce.

Les mois ARGENT. YB1 A • PVBLICA, gravés dans l’exergue, sont la traduction en latin du nom de l'Etablissement.

ÉCLAIHCISSUMENT

l il arrêté Consulaire du 28 Nivôse an VIII IH janvier 1800) créa la Banque de France el mit é sa disposition l'ancienne maison de l’Oratoire, devenue propriété nationale. La Commission des Inscriptions el Médailles décida, dans sa séance du 1 1 juin 1808, de rappeler cette création par une médaille Le IV du même mois, les projets suivants Furent déposés :

Projet d'Amcilhon : « Mercure tenant d'une main la bourse, de l'autre une cédule. Il est devant une table, à chaque bout de laquelle se trouve, d’un côté, une ligure qui dépose un écrit, el de l'autre, une ligure qui compte du numéraire. Légende : Securilas rommercii ; ou bien : In cnmmndum commérai . Exergue : Nummularii ad argenlariam exercendam insliluli. »

Petit-Radel propose : ■> L'n autel sur lequel on lirait ce mot : Puleal. Il aurait la Forme de celui qu'on voit sur une médaille de Lépide ; pour ornement, deux Ivres el une guirlande. Mercure appuyé sur cet autel tiendrait à la main un sac d’argent et un rouleau. Pour légende : Consulari provtdenlia sancilum. » Vulre type : » Un trapèze couvert de monnaie ; un banquier serait assis auprès el on verrait deux personnages en toge comme dans une médaille contorniate. La légende : Mercurio opih lanlc. L'exergue : Fidei collegial/ mensa Galliarum argenlaria commillilur, el la date. »

Monge/, propose : » Deux mains jointes tenant un caducée. Légende : dominerais juvandis argenlaria publica. »

Le 21 juin 1808, Qualremère de Quincv présente le projet suivant : » line table (ou trapèze), type caractéristique de toute banque. Sur celle table s'élèverait le Caducée, symbole du commerce; des deux côtés seraient deux cornes d'abondance, l’une d’où sortiraient des billets, l’autre qui verserait, des pièces de monnaie. La légende serait : Malais auxiliis commercia crescunl. V l’exergue, la date. » Après discussion, la Commission se décide pour le type suivant : » Vu milieu de deux cornes d'abondance renversées s’élèvera le caducée de Mercure comme symbole du commerce en Faveur duquel la Banque a été créée. Le secours que le commerce en reçoit sera exprimé par la liaison des deux cornes d'abondance qui s’enlaceront au caducée. Le tout s’élèvera sur une table ou trapèze Faite dans le style de celles où se déposaient les prix athlétiques. D'une des cornes d'abondance sortiront des billets: de l’autre, des pièces d'argent, pour exprimer la double opération de la Banque qui échange les billets contre le numéraire el le numéraire contre l’argent. La légende sera, sauf révision : (lotit merci is juvandis; l’exergue ; Argenlaria publica lege sancila anno 1800). » Le vendredi V novembre 1808. la Commission approuve, en première et en seconde lecture. « attendu l'urgence ».

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