‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 44 sur 197 · XXV · texte numérisé non relu

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Hi Xirose an IX (fi janvier ISOi).

Le projel de celle médaille ne paraît pas avoir été dessine, et la Notice explicative n’a pas été rédigée.

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L'administration forestière de lu France, organisée par Colbert el le célèbre édit royal de llil>9, puis par la loi du 19 septembre 1791, ne fut plus qu’un vain mot ù partir de 1792. Les bois et forêts des établissements religieux et des châteaux avaient été confisqués et déclarés propriété nationale, mais en même temps, et comme les biens communaux, abandonnés au pillage. Journellement saccagés, tout citoyen s'en croyait devenu le propriétaire collectif, s’arrogeant le droit d'y aller, sans bourse délier, abattre jusqu’à des bois de construction pour son usage personnel.

Les troupeaux de chèvres et de moutons qui y étaient conduits détruisaient toutes les jeunes pousses; le braconnage demeurait partout impuni. < >r. chacun sait (pie la richesse forestière d’un pays, si lente à créer, doit, plus que toute autre, être ménagée si l’on ne veut aboutir promptement à un déboisement qui entraîne avec lui le changement du climat et du régime des eaux, la sécheresse et la stérilité désertique. <>n ne tarda pas à s'en apercevoir en France. Dès le 2S septembre 1791, Cambacérès s’exprime en ces termes, au nom du Comité de Législation : " De toutes les parties de la justice distributive, la plus imparfaite, — nous pouvons dire la plus malheureuse, c'est la juridiction forestière. Les délits y sont multipliés sans fin: les domaines nationaux cl particuliers sont restés en proie au brigandage. Il faudra plusieurs générations pour rendre la vie aux forêts '. >• Beffroi se lamente aussi devant la Convention, le ."> décembre 1794, sur la dévastation des bois, Ilarrèrc met la rédaction d'un Code forestier au nombre des nécessités législatives les plus urgentes, si l’on ne veut pas. dit-il, que la France devienne un désert. Mais le Gouvernement est impuissant à réprimer le pillage et à punir les délits. Dans un rapport au Conseil des Cinq-Cents, du 91 octobre I7!lti, on lit :

Il faut attribuer les abus de ce genre au découragement absolu des agents et gardes forestiers, faute d’appui et de gages suffisants, à l’immoralité et au brigandage excités par les besoins et la cherté des combustibles, enfin au retard toujours prolongé d’un règlement réprimant et d’un Code forestier. » Constatations et lamentations superllues; le mal ne cosse d’empirer; • la destruction des bois de-

. Moniteur Universel, I

vient effrayante ■>. dit une circulaire du ininislre de l'Intérieur à toutes les administrations centrales en 179-7. « Les forêts nationales semblent être devenues la proie des dévastateurs ", ajoute un message du Directoire au Conseil des Cinq-Cents. Et en même temps qu'on recueille les cris d'alarme des législateurs. on constate, dans les écrits du temps, les inutiles efforts d’un Gouvernement universellement désobéi. Nulle part peut-être, mieux que dans l'histoire de nos forêts à la fin du dix-huitième siècle, on ne sent la nécessité de plus en plus pressante où se trouva la France, de mettre à la tête de son gouvernement un Chef, environné de prestige et d'éclat, d'une fermeté reconnue, capable de se faire obéir de tous et sans délai, et d'inspirer confiance à tous les agents du Pouvoir.

La loi relative à l'organisation d'une nouvelle Administration des forêts porte la date du I. fi Nivôse an l\ (11 janvier 1801 . Elle fut complétée par des arrêtés Consulaires des B Pluviôse et 15 Germinal de la même année, enfin et surtout par le décret impérial «lu 18 juin 1809. Il fallut du temps et une extrême sévérité pour remédier au brigandage des forêts, et la Correspondance de Napoléon témoigne de sa sollicitude persistante sous ce rapport.

V la Commission des Inscriptions et Médailles, c'est le mardi 2fi juillet 1808 qu il est question, pour la première fois, de mettre à l'étude une médaille relative à l'organisation de l'Administration forestière. Le 2 août. Monge/, propose, pour interpréter ce sujet : •• Trois arbres, un chêne, un ormeau, un peuplier ornés de bandelettes. Pour légende : St/lnarum lutela. Pour exergue : Tuilioni si/lvarum proposili. »

Puis, le procès-verbal contient celte déclaration : •> La Commission n’ayant adopté que provisoirement «’c sujet de médaille, arrête «pie la proposition de M. Monge/, sera insérée au procès-verbal pour y revenir selon le besoin. ■■ Il ne semble pas que le sujet ail été abordé de nouveau, ultérieurement, par la Commission.

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25 Xii'osc fin /.V (/ ô janvier IftOl).

Un des premiers regards de Napoléon se porta sur le régime de l'Administration des grandes routes. Soit que les nouvelles lois pour leur entretien fussent mal exécutées, soit que le produit de l’impôt ou du droit de passe établi pour les réparer fût insuffisant, la plupart des grandes roules étaient devenues presque entièrement impraticables.

Un attendant qu'on pût faire une rdforme générale dans celle partie importante de l'Administration, et qu’un autre système mieux approprié aux besoins d'un vaste Empire remédiât à tous les maux et rendit au commerce tous les moyens de circulation intérieure, Napoléon ordonna que les principales routes qui aboutissent il la Capitale fussent à l'instant réparées et rétablies dans leur premier étal : c’est le sujet de celle médaille.

On y voit la ville de Paris, assise sur une proue de vaisseau, tenant en main la corne d'abondance. A chacun de scs côtés est une ligure de femme,

représenta ii ( une Voie publique, à la manière des Anciens, c’est-k-dire couchée cl appuyant sa main sur une roue. La légende : STRATIS • ET • H1 -1 LC. 1 IS- PER ■ IMPERIVM • \TIS, exprime le bienfait de la restauration des routes par tout l'Empire. L'exergue porte la date de ce bienfait.

ÉCLAIRCISSEMENT

l n arrêlr ( ionsulaire du 27 Nivôse an l\ 17 janvier 1801 ) ordonne an Ministre de l'Intérieur de prendre les mesures nécessaires pour que. dans le courant de l’année, vingt grandes routes de première classe, qui sillonnaient la France. soient réparées et mises en bon étal C'étaient les suivantes :

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