‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 52 sur 197 · COMBAT \AY VL D’ALGÉSI BAS · texte numérisé non relu

COMBAT \AY VL D’ALGÉSI BAS

17 Messidor an /.Y fl juillet 1801).

Les aclions glorieuses et qui exigent aulanl d’habileté que de valeur ne son! pas toujours couronnées par le succès dont clics sont dignes. L’Histoire ne peut cependant se dispenser de les célébrer, comme si elles avaient eu les résultats les plus heureux.

Tel lut le combat naval d’Algésiras, dans lequel deux vaisseaux de quatre-vingts canons, un de soixante-quatorze et une frégate de dix-huit attaquèrent sous le feu de Gibraltar el mirent hors de combat six vaisseaux Anglais, dont plusieurs étaient de quatre-vingt-dix canons.

Celte action mémorable dans les fastes de la Marine française, et plus particulièrement honorable pour les officiers el les soldats qui s'v sont trouvés, est le sujet de la médaille.

Klle a pour type une Victoire, les ailes étendues, tenant une palme et une couronne, et posant la pointe du pied sur une proue de vaisseau. Un

en voit des types semblables sur les médailles de Sidon et de Tripolis, d'Alexandrie d’Égypte, de Nieopolis d’Epire, etc.

La légende, PVGNA • NAVALIS, « Combat naval *>, et celle de l’exergue, A 1) ALGESI11AS , ti juillet \S0\. font connaître le lieu et l’année où ce combat s'est donné.

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Taudis (|iii> l'amiral Ganteanme, de mai à juillet 1801, essayait vainement, sur l’ordre de Bonaparte, d'aller porter secours à l'armée française restée en détresse en Égypte, l'amiral Linois, obéissant aussi à un ordre du Premier Consul, quittait Toulon avec trois navires pour aller rejoindre, à Cadix, la division de l'amiral Dumanoir et la flotte espagnole, alors notre, alliée. L’amiral Linois, après avoir donné la chasse à quelques frégates anglaises, vint mouiller dans la baie d’Algésiras. en lace de Gibraltar, où il arriva le \ juillet au soir. 11 fut bientôt attaqué par le contre-amiral anglais Saumanez à la télé de sept vaisseaux.

Par ses habiles manœuvres oL grâce à l’intrépidité de ses marins, I amiral Linois réussit non seulement à repousser l’ennemi, mais à lui capturer un vaisseau, à en mettre un second hors de combat et à forcer les autres à se réfugier sous la protection des feux de la forteresse de Gibraltar. La Hotte française eut 200 morts et ,’tOO blessés: les Anglais comptèrent 900 hommes atteints par le feu et leurs vaisseaux détruits ou endommagés.

Celle action glorieuse n’eut pus de résultat sur la suite de la guerre. Néanmoins elle fut exaltée en France comme un grand succès et le 9Thermidoran 1\ i -28 juillet 1801) le Premier Consul décerna un brevet d’honneur au contre-amiral Linois pour sa brillante conduite. La Commission des Inscriptions et Médailles décida à son tour, dans sa séance du mardi 0 août 1808, que le combat naval d’ Algesiras prendrait place dans l 'Histoire métallique du règne de Napoléon.

Le 1(5 août, Ameilhon propose pour type : •> Un vaisseau amiral anglais se rendant à un vaisseau français d’une moindre force. Pour légende : Profligalâ ou fusa Bnlannorum classe. Pour exergue : Ad Algesiras. Anna 181)1 . » Visconli propose : « Une Victoire vue de profil, les ailes déployées, tenant une couronne eL une palme et posant, de la pointe du pied droit, sur une proue de navire. Pour légende : Pugna navalis rouira Caïpes. ou : A a ri s hoslium in ipso Calpes consperlu depressn'. Pour exergue : Ad Algesiras. » Projet de Mougez : « Une Victoire tenant une couronne et une palme, debout sur un navire qui a pour parasêmon un léopard. La légende serait : Duplo ex hosle palma ; l’exergue : Anglis fugalis ad Algesiras. » Quatremère de Quincy propose : « Une Victoire debout sur une proue de vaisseau, tenant une palme. Légende : Pugna on Victoria navalis. Exergue : Ad Alge-

Le 28 août 1808. la Commission adopte le type dessiné par Chaudel.

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20 Messidor un /.V (15 juillet 1801).

Pour mettre lin aux troubles religieux donl la France était agitée, el rétablir définitivement les rapports qui doivent exister entre la puissance temporelle el la puissance spirituelle, un Concordat lut conclu en 1801, à Home, entre Napoléon et le Pape Pie VII.

L’elîet le plus important de cet acte solennel ayant été le rétablissement de l’harmonie entre les deux pouvoirs, c’est ce grand résultat dont la médaille est destinée à consacrer le souvenir, avec cette simplicité qui peut seule, dans la langue des arts du dessin, exprimer les grands événements, surtout ceux donl les conséquences sont très étendues.

Le type de la médaille présente la main de justice, ou le sceptre, emblème de la royauté, croisé avec les ciels, symbole du pouvoir spirituel de l’Église.

La légende aussi simple que le type en olï’re l’explication : CONCORDIA- IMPKHII ■ ET • SACERDOTII, « harmonie rétablie entre l'Empire et le Sacerdoce ». On lit. à l’exergue. CONCORDAT et la date.

Le Concordat lui signé le 20 Messidor an l\ ( I.') juillel 1801 . par Joseph Bonaparte au nom du Gouvernement de la France et par le cardinal Consalvi au nom du Saint-Siège.

La Commission des Inscriptions et Médailles, dans sa séance du 10 octobre 180ti, mit à l'élude la médaille destinée à commémorer ce grand acte diplomatique, par lequel fui définitivement close l'ère de la funeste persécution religieuse qui avait désolé la France pendant div ans et avait amené la destruction de lanl de monuments artistiques.

Dans la séance du 23 octobre. Vmeilhon propose pour type : « La tiare pontificale et. la couronne impériale posées sur un autel; en légende : Jura ulriusque poleslalis conciliala. •• Mongez propose, comme légende, ces mots : Concordia felix. Quatremère voudrait que le Pape et l'Empereur ligurassenl sur la médaille. Le lit) octobre on décide que : << Le type représentera la couronne impériale et la tiare placées sur un cippe simple et sans ornement. La légende sera : Concordia Imperii cl Sncerdolii. \ l'exergue, la date du jour où le Concordat a été accepté en France. »

Le h novembre, quelques modifications sont apportées dans le croquis de la médaille présenté à la Commission ; en outre, » le côté de la tête portera, au lieu du nom, ces mots : .Vente laudandae ».

Le il! janvier 18(17, la Commission présente, à l’appui du dessin de (.baudet, le commentaire suivant : •• En consacrant par les lois la liberté des (ailles, le Premier Consul devait manifester un intérêt particulier à celui de la Religion catholique, professée par la majorité des Français. Il était donc nécessaire de fixer les limites respectives des relations qui se renouvelaient entre le pouvoir civil et la juridiction pontificale. Toutes ces vues sont comprises dans le Concordat passé entre le Souverain Pontife et le Premier Consul. Tel est le sujet de celte médaille. Son type représente la Couronne, symbole du Pouvoir civil, et la Tiare, symbole de la dignité suprême dans l'Eglise catholique, placées toutes deux sur un cippe orné d'une draperie. La légende. Concordia Imperii et Sncerdolii . exprime l'accord de l'Empire el du Sacerdoce. L'exergue fixe la date du jour où le Concordai fut accepté à Paris, le 17 septembre 1801. » O prnjel ne fut pas accepté.

Le lt> août 1808. la Commission reprend l'étude du même sujet : des modifications, sur lesquelles on tombe d'accord le 23 août suivant, sont exposées en ces termes : » Le type représentera, au milieu et sur le champ de la médaille, un sceptre ou main de justice, emblème de la royauté, croisée par les deux clefs, symbole du pouvoir pontifical. La légende sera : Concordia Imperii cl Sacerdotii. \ l'exergue, la date du Concordat. »

Dans la séance du vendredi 23 décembre 1808. on décide enfin que, pour éviter une trop grande ressemblance avec la médaille décrétée en l'honneur du pape Pie \ 1, celle du Concordat aura pour type •> une table sur laquelle on verra la charte même de l'acte appelé Concordat. La tiare el la couronne poseront sur celle charte, où on lira le moi Concordalum. » Mais ces dernières modifications n'ont pas été apportées au dessin de Chaude! c

l. l.e ts Germinal an X s avril 1802], le Concordat fut sanctionné par le Corps Législatif. Une médaille portant relie date el la légende : Rétablissement du Culte, fut gravée par Andrieu el frappée à la Monnaie de Paris. iliêitdr de numism. Révolution française,

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PAIX AVEC LA lî A V I LUE

G Fructidor an /.Y (’J-l août 1801).

Pendant la guerre dont la paix de Lunéville lui le terme, la Bavière avait été entraînée dans une des mesures aussi contraires à ses véritables intérêts, qu'aux conditions du traité conclu entre la France et elle, en 179b. Napoléon, maître des Etals de l’Électeur, pouvait punir l'infraction de ce traité; mais, écoutant des sentiments plus doux, il voulut reconquérir cet ancien allié par la modération et la générosité. Il lui accorda la paix, cl un nouveau traité, en garantissant I indépendance de la Bavière contre les projets toujours hostiles delà Maison d'Autriche, rattacha plus fortement que jamais aux intérêts de la France un pays (pie sa position destine à en être l’allié, quand la reconnaissance ne lui en ferait pas une loi.

Sur le champ de la médaille qui consacre cet événement , on voit la Paix volant dans les airs, tenant un caducée et présentant un rameau d’olivier au Meuve Iser, dont les eaux arrosent une partie de la Bavière et traversent la Capitale.

CVM

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