PAIX AVEC LA TURQUE
18 Vendémiaire an .\’ (10 octobre 1801).
Après le traité de Lunéville, Napoléon, qui n’avait combattu que pour conquérir la paix, désirait qu’elle fût universelle. Les circonstances cpii avaient altéré la bonne intelligence entre le Cabinet de France et le Divan ayant cessé lorsque les Français curent évacué l’Egypte, la Turquie devait chercher à renouer son ancienne cl naturelle alliance ; el bientôt les conditions de la paix lurent convenues entre les deux Puissances. Le traité fut signé à Paris, le 10 octobre 1801, cl publié le jour suivant.
Le type de la médaille est la ligure du Soleil, caractérisé par ses attributs ordinaires, et qui est ici le symbole des régions de l'Orient, comme il l’est sur les médailles des Empereurs Romains.
MM
iâ
^■rnrn rltr^ST.ei: C.
La légende, PACATOR ORIEXTIS, endonnanl à Napoléon le titre glorieux de Pacificateur de l’Orient, indique qu’il est l'auteur de ce bienfait. Celle de l’exergue, . \ M ICI T I . lv C VM • T V RCI S * R E N O VA TÆ • 10 OCTOBRE 1801, exprime le renouvellement de l’ancienne amitié entre la France et la Turquie, et donne la date du traité.
\ partir du mois d'août 1801 . le Premier Consul considéra l'Egypte comme définitivement perdue. Menou, assiégé dans Alexandrie, dut se rendre le 12 Fructidor an l\ (30 août 1801 . Mais les succès de nos armes en Europe nous avaient apporté de belles compensations, et Bonaparte ne songeait alors qu'à la Paix universelle troublée depuis la Révolution. Son frère Joseph avait signé, à Lunéville, la paix avec les Autrichiens, à Morfonlaine la paix avec P Amérique ; on négociait le traité qui allait être signé à Amiens avec l’Angleterre: des conventions furent aussi conclues avec l’Espagne, le Portugal, la Russie, la Bavière, la Régence d’Alger, enfin la Porte Ottomane : dans ce dernier traité, signé par Talleyrand, fut stipulée, bien entendu, la restitution de l'Egypte à la Porte, mais aussi la remise en vigueur des anciens traités de commerce et de navigation avantageux pour la France.
Voilà pourquoi, dans sa séance du 23 aoûl 1808. la Commission des Inscriptions et Médailles mil au nombre des sujets de Y Histoire métallique de Napoléon « la Paix avec la Porte Ottomane ».
Le 30 août suivant. Monge/, propose pour type : « La Paix assise à l'ombre d’un olivier sur un monceau d'armes. \ ses pieds, deux cornes d’abondance. La figure Rendrait, d’une main, un coq, et sur l’autre, le croissant. Pour légende : Veteris etmiriliœ perenne f 'œil us; pour exergue : Turconianis in novam /idem receplis. »
Yisconti propose : La figure du Soleil debout, avec une petite clilamydc. la tête ceinte d’une couronne rayonnante, la main levée et ouverte . !«' fouet dans la main gauche. La tête serait le portrait de Napoléon. Pour légende : Pacalor Orienlis. Pour exergue : Amici/ia cum Turcis renoua/a. »
Ce type est adopté le l> septembre 1H0H-
PRESIDENCE DE LA HEPl HEIQl E ITALIENNE
fi Pluviôse an X (26 janvier 1802).
L'Italie septentrionale avait été, deux fois en quaire ans, enlevée U la Maison d’Aulriclic par les armes de la I rance et les victoires de Napoléon. Le sort de cette contrée devait être désormais attaché ii la fortune de son libérateur. Le litre de République Cisalpine qu'elle avait pris et la forme de son Gouvernement ne pouvaient plus s’accorder avec le nouvel ordre de choses que le Premier Consul se proposait d’établir; mais, avant de mettre ii exécution les projets qu’il avait conçus pour le bonheur de l’Italie, il voulut s’entourer de toutes les lumières que les peuples pouvaient lui fournir sur les intérêts de leur pays.
Une Consulta extraordinaire de quatre cent cinquante membres, choisis parmi les citoyens les plus éclairés et les plus recommandables de la République, fut convoquée à Lyon. Napoléon s’y transporta dans les premiers jours de l’année 1802. En peu de temps, une nouvelle Constitution fut organisée;
^wwwu iliii ni -<ff»vjeiiüia
le
les membres des trois collèges électoraux lurent désignés. Le voeu unanime de la Consulta força Napoléon d’accepter, sous le titre de Président, la magistrature suprême créée par la Constitution ; et sur le désir exprimé par la même Assemblée, l’Etal ainsi régénéré prit le nom de République Italienne.
Tel est le sujet de la médaille. On y voit Napoléon élevé sur une estrade, entouré de ses Ministres, et dans l'action d’accueillir les vœux de la République Italienne, ou de la Consulta , représentées par les ligures de huit villes principales de la contrée, qui, en signe d'acclamation, lèvent la main droite vers l'estrade. La légende, RERVM • ITALICARVM • A R BIT ER, et celle de l’exergue, COMITIIS • ITALORVM • LYOIWNI • HABITIS • 2(> JAN¬ VIER 1802, font coiinaîlre que Napoléon esl l’arbitre suprême de l’Italie el (iue l’Assemblée tenue a Lvon lui a déféré ce litre.
i:t:i.A//u:/ss/:Mi:\T
La Consulta ilr ta llèpu liliqu»- cisalpine décida, le 12 novembre 1801 21 Brumaire an \), d'envoyer à Lyon une délégation extraordinaire pour demander à Bonaparte de fixer les lois organiques de la République. Quatre cent cinquante-deux notables Italiens se réunirent à Lyon le ■'il décembre 1801 (K) Nivôse an \ », sous la présidence du comte Marescalchi. Bonaparte vint les rejoindre et lil à Lyon une entrée triomphale le il Nivôse an X 1 1 1 janvier 1802), comme Législateur et Pacificateur. Le Pluviôse (25 janvier , les députés italiens le prièrent « d’honorer la République cisalpine en continuant à la gouverner ». Bonaparte accepta la présidence de la République ît ali rime cl nomma vice-président M. de Melzi.
Le 30 août 1808, la Commission des Inscriptions et Médailles mit au nombre des sujels de V Histoire métallique de Napoléon » la Consulta de Lyon ou Présidence de la République italienne ».
Le 0 septembre 1808, Amcilhon propose pour ly pe : » La France tenant d’une main un gouvernail et de l’a ulrc un bouclier quelle élève au-dessus de la tète du Fleuve Eridan ou le Pô; la légende étant : lieipublieie Italien' praesidi el tu tari, le gouvernail répondrait au mol Prsesidi , el le bouclier, au mot Tulo ri ou Custodi. ■■ Monge/, propose: » L’Italie debout, ayant à ses pieds le Fleuve du Pô et remettant le parazonium à Napoléon. Légende : Ueipublicæ Italien ■ praeses et propugnator. Sur le champ de la médaille : l ’otis omnibus; exergue : Comilia Italien I.ugduni. Anna [1802], »
Visconti propose : <• Napoléon placé sur une estrade et accompagné de quelques personnages en habit civil. Plus bas cl en avant, seraient représentées les ligures de huit villes, chefs-lieux des Départements de la République italienne. Ces figures élèveraient la main droite vers Napoléon, en signe d’acclamation. La légende serait : Arbitre rerum Italicarum; ou, Il ali se arbiler. L’exergue : Comiliis I/alorum Lugduni habitis. Anna 1802 . Projet adopté le 27 septembre.
pfEAPOL.lUNl
Iliubratori1
ï:<:lmik:issi:\ii:xt
La première condition du traité de Paix entre la France el la Régence de Tunis fui la liberté de deux Français et de trente-quatre Italiens, dont quelques-uns comptaient vingt ans de captivité.
Le type de la médaille présente la statue de Napoléon tenant en main le globe surmonté de la Victoire. Deux captifs ollrenl ii la statue de leur libérateur les l'ers que le traité de paix vient de briser.
C'est ce qu’expriment et l’inscription gravée sur le piédestal de la statue : NEAPOLIONI LIBERATORI, et la légende, ITALI • EX • TV NET AXIS ERGASTVLIS • EDVCTI • Exergue, AN • 1 802 1 .
IIN'S
1> A I \ \\ lî( I I \ I s
I Ventôse un A (23 février 1302).
La Paix generale, à I trail«- de Lunéville. el
ravaillerent acliv ni être sanction
et lalleyrandà i en mars 1802,
tr
noire diplomatie à conclure des arrangements amicaux avec les Etats du monde entier que la Kévolulion s'était aliénés. Le sultan de Constantinople, le dey d’Alger, le boy de Tunis signèrent avec les représentants do la France la remise en vigueur des anciens traités de commerce et de navigation, et rendirent la liberté aux prisonniers français et italiens qu’ils détenaient dans les fers. L'accord avec Tunis, dont les bases furent posées dès le mois d’octobre 1801. fut signé à Tunis le 1 Ventôse an X (23 février 1802) par notre représentant Devoise et Hamouda-Pacha, bey de Tunis. Le 17 Floréal an \ (7 mai 1802). Bonaparte écrivit au bey de Tunis pour le féliciter de l'issue heureuse des négociations.
Le .'10 août 1808, la Commission des Inscriptions et Médailles décida de mettre à l’étude un projet de médaille commémorant >< la Paix de Tunis ou délivrance des Captifs italiens •>.
Le (i septembre 1808, Mongcz propose pour type : .. Deux esclaves, la tète rasée, avec des habits déchirés, qui présenteraient leurs fers brisés à la statue de Napoléon. Pour légende : Xea/mltont liheralori. Pour exergue : llali ex Tunelanis ergaslu/is educli. Anno [ 1802 . »
Le 27 septembre 1808. la Commission arrête :
.i Le type représentera, dans le milieu, le buste de Napoléon on forme de terme, s’élevant sur un cippe ou autel, où on lira entre deux rameaux d’olivier : Yeapolioni liberalnri. De chaque côté, sera la figure d’un esclave en tunique courte, représenté dans l'action d’offrir ses chaînes à son libérateur. La légende sera : llali ex Tunelanis crgaslulis educli. L’exergue, Pare anno [1802] '. »
a date manquent s
r le des:
île f.haudel.