OU PAIX AVEC L'ANGLETERRE
(i Germinal an X [27 mars 1802].
Napoléon n’avait cessé d’offrir la paix à ses ennemis, même après les avoir vaincus. L’Angleterre l’avait refusée cl la refusait encore, quoique la coalition fûl détruite. Cependant, le traité de Lunéville devait rendre, du moins pour quelque temps, scs efforts inutiles pour recommencer la guerre continentale, et elle sentit que, le continent une fois pacifié, elle allait être le but unique des entreprises hostiles delà France. Son intérêt s’accordant ainsi avec les vues généreuses et pacifiques du Gouvernement français, les préliminaires de la paix furent signés le Ier octobre 1801 ; et le traité conclu à Amiens dans la même année fil cesser quelque temps l’effusion du sang des deux nations.
Celle paix de courte durée est le sujet de la médaille. On y voit deux proues de navires adossées l’une à l’autre et décorées des emblèmes respectifs de la France et de l’Angleterre. Ces proues sont surmontées et réunies par le Caducée, symbole de la paix, et par deux branches de laurier enlacées 1 une
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dans l'autre. La légende, PA X ■ C\ M • HH 1TA \ MS • SA \ G I ’l A , et celle de l’exergue. AMIil AM. *27 Mars !8(H, indiquent que la paix avec l’Angleterre a été conclue celle année à Amiens.
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I Médailles,
sur la proposition de Monge/., adopta le principe d une médaille célébrant la conclusion de la Paix générale qui sui\il le traité de Lunéville et le bombardement de Copenhague par la flotte anglaise. Les préliminaires en furent signés, après la chute de Pitt, à Londres, le I*r octobre 1801. ratifiés à Amiens leti Germinal an \ t27 mars 1802). et enfin confirmés le 25 mai. La Paix générale avait été proclamée solennellement dans toute la France par ordre du Premier Consul, dès le 18 Brumaire an \ 0 novembre 1801 ■ Le sujet de la médaille, d’après Mongez, sera : v La Paix debout entre Neptune et la Terre, avec cette légende : Puce lerrd manque pari A , ou Pari orbis lerrarum : ou bien française : Paix à l'univers sons les lauriers. >
Quatremère de Quincy propose de représenter « aux deux côtés de l’autel de la Paix,
■ de tours, dans une attitude noble, mais suppl
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tien, qu'en se rendant au vœu de l'Europe, toutefois il ne la craint pas. A. ses pieds, serait un li endormi: l'autel serait orné d’un bas-relief représentant la Paix. La légende pourrait être : Euro supplex, ensis demillilur, qniescil orbis ; ou bien : Pax in virlule luù. »
Le 8 août, Visconli propose trois sujets, au choix : 1" L’Empereur armé et tenant de la droite u branche d’olivier; pour inscription. Marti pacalori ou Marti paci/ero. 2" La Paix, assise sur globe, tiendrait de la main gauche une branche d’olivier réunie au caducée, et de l’autre, un rc leau où l'on marquerait la date des Préliminaires. La légende serait : Pax orbis lerrarum, l bique pax. .1" La Terre et la Mer avec leurs symboles, à demi couchées, dans une situation oppos comme dans plusieurs bas-reliefs et médailles antiques; la Paix planerait sur les deux ligures.
Petit-Radcl propose: « Un hémisphère offrant lepointdc vue de l’Europe etaus un caducée rayonnant, avec la légende : Orbe paealo. El pensant que la Confédération actuelle du Rhin doit être une des bases principales de la politique d’Europe et, par conséquent, de la Paix générale, il propose l'exergue : Ecedus Europeum. -
Le lti octobre 1906. autre proposition de Mongez : La Terre assise sous un olixier: légende : Ubique pax. A l’exergue: Ambiani, 1801. Le. 23 octobre. Visconli propose: « Deux proues de navire très riches d'ornements ;]lr coq dans les ornements de l’une, les emblèmes de l'Angleterre dans ceux de l'autre, feraient voir la nation à laquelle chacun des navires doit appartenir. Les deux proues tournent l'une à l’autre le côté coupé. Dans le haut, le caducée, symbole de la Paix, réuni à deux branches d’olivier en sautoir. Légende: Pax cum Brilannis sancila . Exergue : Ambianis, et date. » Le 30 octobre, la Commission adopte le projet de Visconti. Le 27 janvier 1807, la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne approuve le dessin de Chaudet. avec la Notice explicative qui suit : « Après que l'Autriche eut signé la paix de Lunéville, le Premier Consul s’occupa de la pacification générale de l’Europe. L'accomplissement de ce projet dépendait de la paix avec l’Angleterre, et le parti ministériel de la Grande-Bretagne apportait aux propositions du Premier Consul des obstacles qui ne pouvaient être levés que par la retraite même des ministres (le cabinet de Pitt). Ce changement une fois opéré, de nouvelles négociations s’ouvrirent, el. moyennant l'intervention de l’Espagne et de la Hollande qui devaient au bien de l’Europe la cession de quelques droits, la Paix générale fut conclue à Amiens par celle qui fut signée entre la France et l'Angleterre.
u Tel est le sujet de cette médaille. Son type représente deux proues de portant, l’une, le léopard, symbole de l'Angleterre, l’autre, un coq, symbole de la proues sont réunies par le caducée de la Paix, orné de deux branches d'olivier. La mots : Pax cum Brilannis sancila, signifiant le traité conclu avec l’Angleterre. La date et le li dans l'exergue : Ambiani. XX VII Mari. MDCCCIJ. » Le sujet fu 5 16 et 23 août 1808 ; dans le dessin de Chaudet, la date manque à l'<
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