‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 83 sur 197 · LXXX1V · texte numérisé non relu

LXXX1V

DÉIJVHANCE DES DHISONMEHS GÉNOIS

./tiillel-uoril 1805.

La Ligurie était à peine réunie à 1’ Empire français que les espérances qu’elle avait conçues de cette réunion commencèrent à se réaliser et qu’elle en ressentit d heureux elfets. Deux cent soixante Génois gémissaient depuis longtemps dans les fers des Barbaresques. Le Prince Jérôme-Napoléon, chargé par l’Empereur, son auguste frère, d’aller les réclamer avec les forces navales dont il avait le commandement, remplit avec succès cette mission de bienlaisance et ramena dans Gênes les deux cent soixante captifs qu’il venait de rendre à la liberté.

L’Empereur ordonna que cette heureuse délivrance fût célébrée comme un bienfait du Ciel cl qu’il en lût rendu de solennelles actions de grâces à

Dieu dans tonies les églises des trois départements formés des Etats de Gênes.

Cet acte d'humanité, auquel le jeune Prince eut une part si honorable, est le sujet de la médaille.

Le type représente le Prince Jérome-Napoléon appuyé sur son épée et ordonnant à un personnage vêtu à l’africaine de mettre les captifs en liberté ; des chaînes brisées sont à terre.

La légende lui donne le nom de Sauveur. IIÏLHOX’Î MVS ■ NEAPOLIO SOSPITATOIL Celle de l’exergue apprend que des captifs Génois sont rendus par les Algériens : CAPTIV1 • GEN VENSES ■ AB ■ ALGERIENS1BYS REDD1TI • AN. [ 180Ü].

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Le i juillet 1803, Napoléon inspecta, dans le port de Gênes, les trois frégates et les deux bricks commandés par son frère Jérôme, auquel il confia la délicate mission d'aller à Alger, en déjouant la flotte anglaise, pour réclamer les prisonniers Génois, devenus citoyens français. Le prince réussit dans son expédition, très habilement conduite, avec le concours du chargé d affairés de France, Dubois-Tainville *.

Le 1er août 1800, la Commission des Inscriptions et Médailles inet au nombre des sujets de Y Histoire métallique « le Prince Jérôme arrachant les prisonniers génois aux Algériens ".

Le 1-2 septembre suivant, Monge/, propose pour type: >• Le Prince Jérôme en habit militaire, debout, la main gauche appuyée sur son épée, étendant la droite et ordonnant à un Algérien coiffé d'un turban, etc., de détacher les fers de deux Génois représentés sous le costume d'esclave. La légende serait : llieroni/nuis Neapolio liberalor et laie la ; l’exergue: Genuenses Algeriensium serai in liberlatem vindicali.

Le mardi, 20 septembre 1809, la Commission arrête le type dessiné par Lemot.

1. La délivrance des prisonniers génois provoqua chez les Algériens une insurrection qui nul sur le trône le dey Achmet. Voyez une lettre d'un Français établi à Alger et datée du 4 septembre 1805, dans le Moniteur du in Vendémiaire an XIV ;il octobre 1805).

chiens auxquels elle avait donne asile, ainsi que le général Mark qui les cominandail, furent remis au pouvoir du vainqueur, avec soixante pièces de canon, cinquante drapeaux cl toutes les munitions dont la j)lacc était pourvue.

La médaille destinée à conserver la mémoire de cel événement a pour type l'empereur Napoléon, à cheval, précédé de la Victoire qui lient une palme et une couronne. Autour du vainqueur sont des guerriers portant des trophées d'armes et des drapeaux enlevés à l’ennemi.

On lit autour du type: ■< Victoire de Napoléon ", VICTORIA • NKAPO- LIONIS, et l’exergue, AD VLMAM. « A Hlm », 17 octobre 1805.

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Le jeudi :t() octobre 18(111. le type de la médaille destinée à célébrer la prise d'Ulrn fut fixé, une première fois, par la Commission des Inscriptions ei Médailles cl présenté à la Classe d'bisloire et de littérature ancienne, le 27 janvier 1807, avec le commentaire suivanl :

" Les motifs îles combats qui précédèrent la journée d'L lm. les plus généreux qui puissent naître dans le cœur d’un monarque, élaienl la défense d’un allié. La Bavière envahie an mépris des traites par les troupes autrichiennes, l lm devenait le centre des opérations déjà resserrées du général Mack, qui méditait de s'échapper par tous les rayons des routes aboutissant à celle place. L'Empereur Napolio -. . iccouru d' Vugsbourg. l'ayant cerné de toute part, mit le général dans l'alternative nécessaire on de la capitulation ou de l'assaut. Une armée de trente mille hommes se vit alors réduite à mettre bas les armes, à défiler devant l'Empereur avec sept lieutenants-généraux et son général en chef.

Tel est le sujet de cette médaille. Son type représente Napoléon, à cheval, précédé de la Victoire 1 1 u i tient une palme et une couronne. Vutour du vainqueur, sont placés des porteurs de trophées et de drapeaux enlevés aux vaincus, à Elchingen. La légende porte: Victoria NcapoHonia. signifiant la victoirede Napoléon. L'exergue, Ad L'Imam. AT// ocloh. 1805, fixe la date de la capitulation.

Du côté de la tète, au lieu du nom de l'Empereur, on lit la légende: (iermanicus mari mus, signili ant le surnom de Germanique, selon l'usage ancien de donner au vainqueur une épithète tirée du nom de la nation vaincue.

Mais ce projet de médaille lui l'objet d'une révision et de nouvelles délibérations en 1800. Les 12 et 2(1 septembre de cette année, on reprit l'examen du dessin de ('.baudet, et Lomot, son successeur, fut chargé d’en exécuter un autre. « Le type, dit le procès-verbal de la Commission, représentera l'Empereur Napoléon à cheval, précédé de la Victoire qui lient une palme et une couronne. Vutour du vainqueur marchent des trophiphères avec les drapeaux enlevés aux vaincus, à Elchingen. La légende sera : Victoria Neapolionis. L'exergue : Ad l'Imam. A 17/ ocloh. ISO à \

dey, sous la direction de I)enon, a été frappée à I de Meininingen. Trésor de numism. Empire français, pl. VIII,

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DELIYILYNCK DK LA HAYIÈHE

21 octobre 1805.

La vicloire d'Ulni décida du sort de la campagne de 180ü. Elle exalta encore l’ardeur des Français et découragea tellement les Autric hiens, qu'ils n’opposèrent presque plus de résistance. Peu de jours sut'lirenl à Napoléon pour les expulser de la Bavière, et l'Electeur revint à Munich dans le même mois où il avait été contraint d'en sortir.

Le type de la médaille relative à la glorieuse délivrance des Etals de ce Prince représente la France armée, couvrant de son bouclier la Bavière qui la tient embrassée. En avant est une figure qui fuit en jetant ses armes.

La légende, AVSTRIACI • BOIÜRVM • FINIBVS • PVLSI, et celle de 1 exergue, GALLIA • VINDICE 'AN • 180.1 , apprennent cpie les Autrichiens ont été expulsés de la Bavière cl que c’est la France qui l’a vengée.

éclaircissement

SI

La capitulation du général Mack, à Uni, est des IT-I'I octobre ISU5. Napoléon entra le 2i, à <> lieurcs du soir, à Munich, où il fut reçu par I KIcclour d<- Bavière. Maximilien-Joseph.

Le mardi 12 septembre 1809. la Commission des Inscriptions et Médailles met an nombre des sujets de Y Histoire métallique •• la Bavière rendue à son Souverain

Le 3 octobre, Monge/, propose pour type : ■■ La France étendant son bouclier sur la Bavière, (jui s'incline par reconnaissance. Pour légende : Fuies dallica : pour exergue, Boii scrvilio exempli, ou Bioirum cervicibus jufjum serrile dejectum. »

Le 10 octobre, Yisconti propose de représenter: " La France en costume guerrier, le bouclier au bras, près d'une porte vers laquelle marcherait, comme pour y entrer, le Hoi de Bavière a cheval: la légende pourrait cire... [en blanc . »

Quatremère de Quincy pense que le type doit exprimer que la France, alliée naturelle de la Bavière, a chassé les Autrichiens de ce pays. » On pourrait, dit-il, représenter la France armée, la foudre ou la lance en main, poursuivant une figure (pii fuirait et qui serait l'Autriche. A côté delà France, serait la Bavière armée aussi, mais sans combattre et tenant embrassée d un bras la France qui élèverait du bras gauche un bouclier sous lequel son alliée trouverait un abri. La légende serait : Auslriacis depulsis : l'exergue : (rallia BoiotUm r index et tulela. <•

La Commission approuve ce projet et elle arrête le type suivant :

Un groupe de deux ligures composé de la France et de la Bavière. La première sera en habit guerrier, le casque en tête, la lance dans la main droite et dans l’action de combattre. La seconde sera armée aussi, mais sans combattre. File embrassera d’une main la France et sera sous le bouclier que celle-ci élèvera du bras gauche; à l'extrémité du champ de la médaille, sera une figure de femme armée et fuyant en abandonnant ses armes. La légende sera: Auslriaci Boiorum finihus pulsi. L'exergue sera : Gallid vindice. >•

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