‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 89 sur 197 · CALENDRIER GRÉGORIEN · texte numérisé non relu

CALENDRIER GRÉGORIEN

lQr janvier 1806.

Le nouveau Calendrier inventé et adopté en France pendant la Révolution avait sans doute de grands avantages; mais il avait aussi de grands inconvénients qui ont été remarqués par nos géomètres et nos astronomes les plus célèbres. Il produisait de l’embarras dans nos relations avec les autres peuples de l’Europe, en nous isolant au milieu d’eux. Il commençait l’année à une époque très peu convenable, en ce qu’elle coupait et répartissait sur deux années di lièrent es la suite des opérations et des travaux qui appartiennent à la même saison, et que d’ailleurs celte époque n’est véritablement celle de l’équinoxe d’automne que sous le méridien de Paris. Le Calendrier Grégorien ne présente aucun de ces inconvénients ; il est celui de presque tous les peuples de l’Europe et de l’Amérique ; il règle nos l'êtes religieuses et nous sert ii compter les siècles. Telles sont les principales raisons qui ont déterminé

les savants clioisis pour examiner les deux calendriers, à donner la préférence au Calendrier Grégorien sur le nouveau Calendrier Français, et c’est cette préférence qui fait le sujet de la médaille.

Elle a pour type Janus représenté en pied sur ses deux faces et tenant une clef; h sa droite est figuré le signe du Capricorne, et à sa gauche celui du Verseau, signes qui correspondent au mois de janvier.

La légende, PRIMVS ’ VT • ANTE, « il est devenu le premier mois, comme il l’était auparavant », est empruntée d’un vers d’Ovide. Celle de l’exergue : CALENDARIO • ROMANO • RESTITVTO • AN • [1800], indique l’année où le Calendrier Romain a été remis en usage.

F CL A I RCISSEMENT

L’ère républicaine qui compte depuis la fondation de la République, le 22 septembre 1792, ne fut décrétée que le 4 Frimaire de l'an II (24 novembre 1793) ; elle demeura en usage pour tous les actes publics durant douze ans. deux mois et six jours, c’est-à-dire jusqu'au 10 Nivôse de l'an XIV (31 décembre 1803;, époque où l'on revint au Calendrier grégorien, en vertu d'un Sénalus-consultc du 22 Fructidor an XIII (9 septembre 1803;.

Le l 'août 1809, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de Y Histoire métallique : « Le rétablissement du Calendrier Grégorien ». Type proposé par Visconti, le 12 septembre : « Janus à deux faces, debout, tenant dans sa main les clefs de l’année ; pour légende : Menses veteres revocal i ; pour exergue : Januarius, 1806. Pour mieux caractériser Janus comme le symbole de l'année, on pourrait graver sur le champ de la médaille, d'un côté, l'emblème du Soleil, et de l’autre, celui de la Lune. »

Petil-Radel propose : « Junon assise sur un trône dont les deux montants seraient surmontés, 1 un, d’une tète d’Apollon, l'autre, d'une tête de Diane, comme on le voit sur une pâLe de verre antique. La déesse tiendrait delà main gauche une double tablette posée perpendiculairement sur ses genoux. Sur le haut de ces tablettes, on lirait en abrégé ces deux mots : Kal. Rom. A ses pieds, serait l'oiseau qui la caractérise. La légende serait ce vers des Fastes d'Ovide : Vindieat Ausonias Junonis cura calendas. L'exergue serait : Avili Calendarii reslitutor décades ediclo refixit. »

Mongcz propose : « Janus debout, portant sur sa main droite le Capricorne (signe du solstice d hiver) et de l'autre, une clef. La légende serait : Caper annum denuo aperiens ; l'exergue: Kalendarium Gregorianum restilutum. »

Le 26 septembre 1809, la Commission arrête :

" Le type représentera la figure de Janus à deux faces, debout, tenant en main une clef; des deux entés de Janus et sur le champ de la médaille seront figurés les signes du Capricorne et du Verseau, le premier à sa droite, le second à sa gauche, ces signes correspondant au mois de janvier. La légende sera : Primus ut ante, tirée de ce vers d'Ovide. Fastes, If. 48 : Primus ut est Jani mensis et ante fuit. L’exergue sera : Calendario romano reslituto. »

S? ni a

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