‹ Les médailles romaines de Christine de SuèdeChapitre 18 sur 34 · DROITS · texte numérisé non relu

DROITS

Il y a quatre variantes de ce portrait, dont voici les types:

1° Fig. 55. CHRISTINA REGINA. Buste de Christine, de profil h droite. Tête nue, ceinte d'une couronne de laurier, dont descendent deux rubans ondulés. Cheveux bouclés et frisés, une boucle retombant sur l'épaule gauche. La reine est vêtue d'une tunique et d'un léger manteau, dont les plis sont retenus sur l'épaule gauche par une agrafe en forme de soleil.

2° Fig. 56. Comme le précédent, mais sans les deux rubans.

3° î^'g'- 57- Semblable au précédent, mais sans couronne de laurier. Les cheveux sont réunis sous la nuque en un chignon entouré d'un cordon de perles. Sur la poitrine une broche en forme de tête de Méduse ailée. Pli de draperie sur l'épaule gauche.

(1) Frappé avec les revers: fortis et felix (fig. 61), nec

FALSO (fig. 63), VICTORIA MAXIMA (fig. 67) et NE MI BISOGNA (fig. 70).

(2) Frappé avec les revers: .mi nihil (fig. 41), libero i nacqui

(fig. 42), NEC SINIT (fig. 49), POSSIS NIHIL (fig. 51), HIC AMOR (fig. 52), FORTIS ET FELIX (figg. 60 et 61), NEC FALSO (figg. 63 et 64), VICTORIA MAXIMA (figg. 66 et 67), NE MI BISOGNA (figg. 69 et 70), A SOCIO DERELICTA (fig. 72) et CONFIDENTER ET SOLUS (%• 74).

(3) Frappé avec les revers: fortis et felix (fig. 61), nec

FALSO (fig. 64) et A SOCIO DERELICTA (fig. 72).

De BiLDT. 14

4° Fig. 58. Comme le précédent, avec la différence que la draperie est retenue sur l'épaule droite par une agrafe en forme de rosace à cinq feuilles.

Guglielmada a signé le coin de la fig. 56. À r aide de la loupe on retrouve son g dans l'enroulement de la boucle derrière l'oreille et son F sur la seconde boucle derrière l'œil. Les chairs ont été finies au matoir à la manière qui le caractérise. Les trois autres coins ne portent pas d'initiales et n'ont pas été travaillés au matoir. Les experts que j'ai consultés sont d'opinions diverses. Les uns voudraient voir dans ces trois coins l'œuvre d'une main différente, les autres en attribuent la gravure, malgré l'absence de signature, à Guglielmada. Si vous me demandez mon opinion, je me permettrais de vous répondre par ces lignes d'un charmant écrivain, que je viens de lire dans un journal français:

Une heureuse résignation à l'ignorance vaut quelquefois mieux pour aboutir qu'un appétit insatiable de savoir. Si l'on voulait tout apprendre, on n'en finirait jamais.

C'est le premier de ces portraits, fig. 55, qui est l'original modelé par Soldani, dont parle la reine, et on en voit des exemplaires coulés de grande beauté, portant

(1) Frappé avec les revers: libero i nacqui (fig. 42), nec

SINIT (fig. 49), POSSIS NIHIL (fig. 51), HIC AMOR (fig. 52), FORTIS ET FELI.X; (figg. 60 61), VICTORIA MAXIMA (fig. 67) et CONFI- DENTER ET SOLUS (fig. 74).

(2) M. Gaston Deschamps dans La vie littéraire du Temps, 6 octobre 1907.

SÉRIE GLORIA DEO IO7

sa signature. Les bustes des figg. 57 et 58 ne se trouvent que rarement coulés. La superbe tête, fig. 48, que Soldani avait faite pour la nec sinit esse feros, a aussi été coulée avec tous les revers de la série Gloria Deo.

Les exemplaires coulés, qui sont les premiers et qui représentent l'œuvre personnelle et individuelle de l'artiste, sont les plus recherchés des collectionneurs. La frappe est venue plus tard, mais probablement aussitôt que possible après que les modèles furent terminés par le sculpteur. On a gravé plusieurs coins, non pas pour donner un droit différent à chaque revers, mais un peu par désir de variété, et surtout, je pense, pour pouvoir remplacer sur le champ un coin brisé ou endommagé. La série originale avait, ainsi qu'il appert de \ Explication, comme droit pour tous les revers la fig. 55-

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