‹ Les médaillonsChapitre 2 sur 53 · M ODES TA · texte numérisé non relu

M ODES TA

MODESTA

Dans un pensionnat de fillettes elle est Sous-maîtresse. De noir vêtue, et très jolie, — Petite mère aimante et qui toujours s'oublie, Elle excelle à montrer aux enfants l'alphabet.

La divine pudeur du dévouement secret, Sa tâche monotone avec zèle accomplie, Ont mis sur sa figure ovale, un peu pâlie, Un léger voile, un air sérieux, et qui plaît.

MODtSTA

Certe il n'est point d'amant dont elle ne soit digne Mais elle craint pour nous l'épreuve, et se résigne A sa pauvreté fière, et réserve son cœur.

Seul je connais sa grâce adorable et discrète, Et je sens à la fois plaisir, peine et langueur Pour t'avoir respirée, ô pure violette !

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