‹ Les médaillonsChapitre 8 sur 53 · DEA · texte numérisé non relu

DEA

Gloire à la jeune Hébé ! Son sein de marbre pur Est frais éclos ; et dans sa grâce inachevée La maternité dort, pressentie et rêvée, Comme au clair renouveau germe l'été futur.

Elle rit, elle attend. Son corps à peine mûr, Où l'immortalité de la race est couvée, S'incline mollement ; et de sa main levée Elle tend une coupe à quelqu'un dans l'azur.

Et ce n'est pas pour toi, Roi Zeus ! mais pour les hommes. Car nous y viendrons tous, et tous tant que nous sommes Nous y boirons l'amour et les vastes espoirs,

Le philtre universel dont la terre s'enivre,

L'illusion par où s'allègent les devoirs

Et les songes qui font que l'on consent à vivre.

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