‹ Les médaillonsChapitre 9 sur 53 · PREVOYANCE · texte numérisé non relu

PREVOYANCE

Le vin, frais jailli du pressoir, Aux flancs du verre s'emprisonne.

Mûr et calmé, vienne l'automne, On le boira par un beau soir.

Pour que le temps aussi l'apaise, Pour le boire un jour à mon aise, J'enclos en menus verselets

Mon pauvre amour; et dans mes veilles, Soigneux, je le mets en sonnets Comme on met son vin en bouteilles.

Page 1