‹ Les médecinsChapitre 10 sur 44 · MIRES · texte numérisé non relu

MIRES

Mcstre Joce, rue au Fiterre^ .

Hervi, rue Tybaut-aiis-Dez^.

Mestre Guibert, rue Saint-Germain '*, près i'abèvrover Jelian-Popin.

Mestre Pierre, rue Raoul-Fioissole ^, près la porte Montmartre.

Loretiz, rue aus Provoires^.

Thoumas, rue aus Prescheeurs'^ .

Mestre Pierre, rue au Fuerre.

Mestre Jorge, rue au Fuerre.

Mestre Jehan le Navarrois, grant rue de la parroisse Saint-Gile^ .

Pierre, près Cécjiise Saint-Lorenz.

Guillaume, à la Plssote Saint-Martin °.

' Voy. ci-dessous la note 1 page 10.

~ Devenue rue aux Fers, et aujourd'hui rue Berger.

^ Auj. réunie à la rue des Bourdonnais.

* L'x\uxerrois.

■* Auj. rue du Jour.

^' Auj. rue des Prouvaires.

' Auj. rue des Prêcheurs.

** Auj. rue Saint-Denis.

" Prohablement auprès d'une fontaine située entre la rue

4 LA YIK PIUVKE D'AUTREFOIS.

Guillaiiiiic le Petit, à la vile de Saint-LorenzK Rolant, rue de FrépiUon ^

Mestre Pierre le convers, au quarrefour Guiiiorille ^

Jehan, rue Neuve''.

Mestre Gautier, rue Salnt-Marlln.

Mestre Alain, rue Saint-Jehan^.

Jehan, au cymetière Saint-Jehan ".

Mestre Guillaume, rue des Jardins"^.

Mestre Pierre, à ta porte Baudeer ^.

Gervèse, rue de ta Qualendre^.

Mestre Robert, rue Neuve-Nostre-Danie .

Mestre Estienne, rue Neuve-Nostre-Dame .

Mainfroi, rue de Marché-Patu^^ .

Mestre Bien-venu, rue Neuve-Nostre-Dame.

Crespin, dans l'encloistre Saint-Benoist^^ .

Saint-Martin et la rue du Temple. — Sur un autre sens du mot pissoite, voy. Sauvai, t. I, p. 79.

^ Au faubourg Saint-Laurent, situé hors des murs.

^ Auj. comprise dans la rue Vol ta.

^ Devenu carrefour Guilleri, et supprimé en 1855.

^ Rue Neuve-Saint-Merri.

* Devenue rue du Martroi. Son emplacement était représenté par la cour qui, sous l'Empire, conduisait aux appartements particuliers du préfet de la Seine.

® Devenu place du Marché Saint-Jean, puis réuni à la rue Bourgtibourg.

' Auj. rue des Billettes.

^ Devenue place Baudoyer, et auj. représentée par la mairie du lY® arrondissement.

^ Devenue rue de la Galendre, et auj. comprise dans le périmètre de la caserne élevée au milieu de la Cité.

'" C'est le commencement de la rue de la Cité, près du Petit-Pont.

^^ Rue du Cloître Saint-Benoît.

LKS M i: DIX INS. 5

Mestre Nicolas, rue de Bon-Puis ' .

Mcstre Ticrri, rue de Guerlande^.

Lyon d'Acre, au Franc-Moiir'ier ^. Mosse, sur le Petit-Pont''.

:mirgesses.

Isabiaii^ en la parroisse Sainte- Opportune. Ilaoys, à la vile Saint-Lorenz, Riclieiit, au cymetière Saint-Jehan.

Ysabel, rue de Frépillon.

Dame TIeloys, rue des Gardins^.

Plielippe, ?^ue Gervèse-Loharenc^.

Dame Marie, rtie de Lourcinnes"^.

Sarre, à CAlacherie ^.

En ce qui touche ces personnages, mon érudition est si profonde que je pourrais facilement TOUS faire connaître le chiffre approximatif, en livres, sous et deniers, du revenu possédé par chacun d'eux. Mais ceci m'amène à confesser encore une fois les lacunes de la science. lia été, en effet, jusqu'ici impossible

' Supprimée lors du percement de la rue des Ecoles et de la rue Monge.

- Auj. rue Galande.

" Auj. rue de Moussv.

* x\lors couvert de maisons.

■' Rue des Jardins Saint-Paul.

" Devenue rue Gervais-Laurent, puis supprimée lors de In construction du Tribunal de commerce.

' La rue de Lourcine actuelle.

** Auj. rue de la Tacherie. — Cette Sarre était juive.

de déterminer la valeur relative des monnaies aux siècles passés. Je ne vous apprendrais donc rien si je vous disais que maître Lorenz, par exemple, avait un revenu annuel d'environ cinquante livres ^ .

En revanche, puisque je me suis laissé aller à vous dévoiler avec tant de franchise les joies et les humiliations qui sont le partage de tout historien consciencieux, je dois vous révéler l'origine de la longue liste dont je me suis montré si fier. Je l'ai puisée dans le Bottin de 1292, ou du moins dans le précieux document qui en tient lieu, dans les rôles de la taxe levée par le roi au cours de cette année. Quand le roi demandait de l'argent à sa bonne ville de Paris, les habitants s'imposaient euxmêmes au prorata de leur revenu. Trente ou quarante bourgeois « bons et loiaus, » choisis parmi les plus riches et les plus considérés, choisissaient à leur tour environ douze répartiteurs^. Ceux-ci juraient « sur les saintes Evangiles que bien et diligeamment ils asser-

' D'après Gérautl (p. 557 et suiv.), cette somme équivaudrait à environ treize mille francs de notre monnaie actuelle. Mais les évaluations de Géraud sur la valeur de l'argent ne sont guère plus précises que ses calculs sur le chiffre de la population.

^ On en choisit seize en 1313.

LES MKDKCINS. 1

ront Madite Taille, ne n'csparjjneront nul, ne n'entraveront nnl, ])ar haine ou par amour, ou par prière ou- par crainte, ou en quelque manière que ce soit'. ^^ La Taille était en général du centième ou du cinquantième du revenu. Chaque contribuable déclarait par serment Fétatde ses recettes mobilières et immobilières, et si la déclaration était reconnue fausse, le délinquant perdait la partie de ses biens qu'il avait voulu soustraire à l'impôt. La Bibliothèque nationale et les Archives possèdent plusieurs procès-verbaux des Tailles levées sur les habitants de Paris; deux d'entre eux seulement ont été publiés, celiri de 1292 ^ et celui de 1313\

Je ne pense pas que les Parisiens aient payé ces impôts avec plaisir. Mais je me figure que beaucoup de ces braves bourgeois eussent moins regretté leur argent s'ils avaient su quels curieux documents ils préparaient ainsi à l'his-

' Ils assiéront.

- Ordonnance de 1270, dans les Ordonnances royale^, t. I, p. 291, et voy. Ducange, au mot Tallia.

' Paris sous Philippe le Bel, d'après un manuscrit contenant le rôle de la Taille inipo-ée sur les habitants de Paris en 1292, publié par H. Géraud.

* Imprimé sans une seule note par J.-A. Buclion, dans le tome IX de sa Collection des chroniques nationales françaises.

toire. s'ils avaient pu prévoir que leurnom serait dès lors conservé à la postérité, avec le chiffre de la somme qu'ils avaient versée en cette circonstance. Les rôles de ces Tailles sont, en effet, dressés par paroisses, et chacune de celles-ci est ensuite divisée en qiiestes , comprenant un certain nombre de rues avec l'énumération de tous les contribuables qui y étaient logés. Voici un exemple tiré de la Taille de 1313 :

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