‹ Les médecins au temps de MolièreChapitre 141 sur 223 · LES BARBIERS · texte numérisé non relu

LES BARBIERS

mettre les trois partis en présence, et préparer pour l’avenir de nouveaux désordres. Cet arrêt maladroit fut rendu en 1498.

En 1505, ditPasquier *, les médecins passèrent le Rubicon. Sous le décanat de Loisel [Avis), un contrat fut passé entre la Faculté et les barbiers. On convint que ces derniers seraient écoliers de la Faculté de médecine, comme tels, inscrits sur les registres du doyen; que les médecins présideraient à leurs réceptions, que les aspirants seraient examinés par deux docteurs, moyennant un demi-écu pour chacun ; qu’après leur réception ils payeraient deux écus d’or pour les leçons, pour les messes, pour l’entretien de la chapelle de la rue de la Bûcherie. Ils feraient serment de ne prescrire aucun remède interne, de recourir aux docteurs pour le traitement des maladies, de n’exercer jamais la chirurgie sous des docteurs étrangers. — A ces conditions, les médecins promettaient aux barbiers de les instruire, de leur assurer l’exercice de la chirurgie, et d’être en toute occasion leurs défenseurs. Les barbiers, jusque-là désignés sous le nom de barbitonsores, ou barbirasores , prirent désormais le titre honorable de tonsores chirurgici , et leur profession fut appelée, sur les registres officiels, chirurgia tonstrina .

IY. Ainsi le seizième siècle, qui vit tant de nouveautés, vit celle-ci entre autres : d’humbles artisans

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