‹ Les médecins au temps de MolièreChapitre 183 sur 223 · CAUSES DES MALADIES · texte numérisé non relu

CAUSES DES MALADIES

à un produit morbide spécial. La tumeur qui se fait de sang s’appelle phlegmon ; si elle se fait de bile , c’est l’érysipèle; la pituite engendre l’œdème, et l’atrabile ou mélancolie, le squirrhe L’humeur viciée, une fois formée ou introduite dans le corps, doit à tout prix en être expulsée. Or telle est la tendance spontanée de la nature, qui cherche instinctivement à se débarrasser de ce qui lui est nuisible. La fièvre qui s’allume alors n’est que l’indice de ce travail de réaction contre les agents morbifiques. Lorsque cette terminaison heureuse doit avoir lieu, la matière morbide subit d’abord une élaboration préliminaire, une coction , pour parler le langage hippocratique, et enfin arrive la crise, qui juge la maladie, et se fait communément par quelque excrétion2.

principes s’isole et cesse de se subordonner, non-seulement le lieu qu’il a quitté s’affecte, mais celui où il s’épanche s’engorge, et cause douleur et travail. Si quelque humeur flue hors du corps plus que ne le veut la surabondance, cette évacuation engendre la souffrance. Si, au contraire, c’est en dedans que se font l’évacuation, la métastase, la séparation d’avec les autres humeurs, on a fort à craindre, suivant ce qui a été dit, une double souffrance, savoir, au lieu quitté et au lieu engorgé. » (Hippocrate, De la nature de l'homme, trad. Littré.)

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