‹ Les médecins au temps de MolièreChapitre 82 sur 223 · THÈSES DE LÀ FACULTÉ · texte numérisé non relu

THÈSES DE LÀ FACULTÉ

se contenta de renvoyer le livre à son auteur, sous prétexte qu’il n’appartenait pas à un chirurgien de traiter une matière si ardue.

IY. Riolan mort on peut dire que le combat cessait faute de combattants ; ou du moins, les discussions qu’il avait suscitées, et qui lui survivent, ne sont que l’écho affaibli de celles auxquelles il avait pris part. Déjà l’opinion se prononçait très-ouvertement en faveur de la circulation. Ses adversaires devenaient de plus en plus rares. Cependant nous trouvons encore après lui deux thèses soutenues à la Faculté, et pleines de son esprit. L’une est d’un certain J. Cordelle, soutenue en 1670 sous la présidence de Guy Patin, avec ce titre : An sanguis per omnes corporis venus et arterias jugiter circumfertur?(nég.). L’auteur traite la découverte d’Harvey de songe creux ou du moins d’ingénieux paradoxe. « Car, ajoute-t-il, qui a jamais surpris la nature dans ses opérations?» — Il n’a du reste rien de mieux à invoquer à l’appui de son opinion que Y horreur du vide , et l’inconvénient qu’il y aurait à refaire ainsi la science pour le caprice d’un médecin étranger. La seconde Ihèse (1672) va encore plus loin. Elle est intitulée : Estne sanguinis motus circulons impossibilis? (Àff.). L’auteur, Fr. Bazin, le prend encore sur le ton badin et ironique . Jocose fabulatus est Harveius , toto divisus orbe Britannus ; et voici les choses sérieuses qu’il oppose aux

. Riolan et Harvey moururent tous deux la même année (1657).

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