SA CONDAMNATION
ami du progrès, quoiqu'il ne fût lui-même ni sans préjugés, ni sans contradictions ; esprit vraiment libéral, fourvoyé au milieu d'une époque de privilèges, et qui, pour cette raison, devait succomber tôt ou tard, mais auquel il semble que la postérité devrait tenir un peu plus de compte de tout ce qu'il a tenté K
XIV. La plupart de ses adhérents s'étaient dispersés en différentes villes après le procès de 1644. Mais la même tendance à l'envahissement de Paris par la province subsistait toujours, et se manifesta de nouveau, lorsque le premier moment de terreur fut passé. Dès 1648, un certain Antoine Magdelain, docteur de Montpellier, obtenait du Grand ConseiP un arrêt qui lui donnait raison sur ce point contre la Faculté de Paris. Ce qui embrouille et prolonge indéfiniment ces querelles, c'est le vague qui règne dans les attributions des différents corps judiciaires, chacun tirant à soi, et tâchant de faire rentrer le plus possible dans sa compétence, afin d'augmenter d'autant son importance. Le Grand Conseil devint, à partir de cette époque, le plus ferme appui des Facultés provinciales, uniquement parce que le Parlement les proscrivait.
Vingt ans après (1668), il fit un pas de plus : il rendit un arrêt par lequel il reconnaissait formellement aux
] • La Gazette lui survécut, grâce à la protection de Mazarin.
2. Le Grand Conseil , composé de commissaires nommés par le roi, connaissait d'un certain nombre de causes soustraites à la jaridiction des Parlements.