‹ Les médecins au temps de Molière: moeurs, institutions, doctrinesChapitre 125 sur 222 · LA CHAMBRE ROYALE · texte numérisé non relu

LA CHAMBRE ROYALE

médecins étrangers le droit d'exercer dans la capitale, à la condition qu'ils feraient apparoir leurs lettres de doctorat, et se feraient inscrire sur les registres du Grand Conseil, qui se réservait ainsi une sorte de juridiction sur cette corporation nouvelle. Ils commencèrent donc à s'assembler , et s'organisèrent pour la défense commune. Leur principale affaire était de se faire payer; en effet, la Faculté intervenait dans tous les procès qu'ils intentaient pour leurs honoraires, et les faisait débouter de leur demande. Ils nommèrent un syndic, un censeur, un trésorier, et déclarèrent reconnaître pour leur chef et président-né le premier médecin du roi (on sait qu'à . cette époque le premier médecin était Daquin, qui, comme nous l'avons vu, était de Montpellier). Ils firent imprimer une liste des membres de leur compagnie, sur laquelle figuraient bon nombre de médecins des familles royales. Malheureusement pour eux, ils y mirent, à ce qu'il paraît, peu de réserve, et provoquèrent parla de nombreux désaveux.

En 1672 le Conseil décida que tout docteur de province qui voudrait se faire agréger à la compagnie serait tenu d'y soutenir une thèse. C'était presque l'autoriser à faire acte de Faculté.^Cet arrêt était accompagné de divers règlements d'administration intérieure.

Enfin parurent le ii avril 1673 des lettres patentes consacrant l'institution de la Chambre royale, a Ils pourront faire tous les actes et assemblées requises et nécessaires, sans pourtant pouvoir tenir des écoles publiques pour y donner les degrés de bachelier, licencié

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