‹ Les médecins au temps de Molière: moeurs, institutions, doctrinesChapitre 14 sur 222 · L* ANCIENNE FACULTÉ · texte numérisé non relu

L* ANCIENNE FACULTÉ

sedis apostolicœ^ qua fungor in hoc parte ^ do tibi licentiam legendi, interpretandi , et fadendi medici" nam hic et ubique terrarum , in nomine Patris, et Filii, et Spiritus sancti. Ici et par toute la terre ! C'était là cette glorieuse prérogative dont la Faculté était si fière, et qui toujours contestée, mais toujours vaillamment défendue, lui fit des ennemis dans Funivers entier, qu'elle espérait bien voir un jour à ses pieds.

Alors le chancelier proposait une question au licencié qui venait d'obtenir le premier rang, et celui-ci la traitait immédiatement. Comme le chancelier n'était pas médecin, que c'était là d'ailleurs un discours d'apparat destiné à une assemblée composée d'éléments fort divers , la question proposée avait presque toujours une physionomie religieuse ou littéraire, propre à toutes les amplifications et à toutes les subtilités. Disons à l'honneur de la Faculté, que les sujets qu'elle traitait étaient plus sérieux, lorsqu'elle était chez elle. Voici quelquesunes de ces questions , que Hazon * appelle poliment ingénieuses :

An quartanœ curandœ conveniat ebrietas? (1658)

Utrum Tobiœexpiscisfelle curatio naturalis? (1668)

An qui mel et butyrum comedit, sciât reprobare malum et eligere bonum'^? (1670)

Ex qua parte manaverit aqua^ quœ profluxit e

1 . Hazon , Éloge historique de la Faculté de médecine de Faris^ i770.

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