‹ Les médecins au temps de Molière: moeurs, institutions, doctrinesChapitre 157 sur 222 · A. Avenel, le Collège des médecins de Rouen · texte numérisé non relu

A. Avenel, le Collège des médecins de Rouen

2. Par exemple : Htinontiances du fidèle apolhkalt'e à ses confrères ^ ouvra jre attrilnif^ à Vanteur avnné Hn MMecin charitable, Guybert, eu réponse à uti poëme latin en Thonneur des gardesapothicaires désignés sotis les noms allégoriques de Nrseus, Decius et Cassiits.

autres, je lui laisse pourtant toute son étendue, et je serais bien marri de leur en dérober le moindre rayon. Les commissaires de Fartillerie ne laissent pas d'avoir part à la victoire, quoiqu'elle ne soit pas aussi grande que celle des généraux. Ceux qui distinguent les étoiles de la deuxième grandeur de celles de la première, ne sont pas pourtant injurieux à ces astres, et ne les détachent pas pour cela du firmament ^ d

Mais les apothicaires n'étaient pas hommes à se contenter de ce rôle d'étoiles de deuxième grandeur, et ils avaient, eux aussi, leurs panégyristes qui réclamaient hardiment le premier rang. Us prétendaient montrer que la pharmacie est plus ancienne et, par conséquent, plus noble que la médecine. Aux médecins qui invoquaient les souvenirs homériques de Podalire et de Machaon, ils opposaient des citations bibliques, et trouvant, par exemple, au deuxième livre des Rois, qu'Isaîe plaça des figues sèches sur l'ulcère d'Ézéchias, ils n'hésitaient pas à conclure qu'à ce titre Isaïe devait être considéré comme le premier des pharmaciens. — D autres raisonnaient ainsi : L'objet de la médecine, c'est le corps humain; celui de la pharmacie, ce sont les plantes, les animaux, les minéraux; tout cela a été créé bien avant l'homme. Donc, etc.. D'où il semblerait résulter que la pharmacie est plus ancienne que les pharmaciens. — Enfin, ceux-ci s'appuyaient, pour demander

1. Vétat présent de la chirurgie, par J. Charpentier, docteur en médecine, et versé aux grandes et extraordinaires opérations, 1674.

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