CHAPITRE VIII
Ce que lei médediis ont dit de Molière. — Guy Patin et la eomédie. — Attaque directe de la médedne dans le Malade imaginaire. ^ Éditions apocryphe! de cette pièce. — Amitiét de Tautrar parmi les médedm. Bemier. Liénard. Mau?illain ; sa participation à la guerre de l'antimoine, son décanat. Nature de les rapports avec Molière. — Élomtre hypochondre , ou les Médecine vengée , comédie de Le Boullanger de Giialussay. -* Indications à en tirer. — Détails sur la maladie de Molière. — Influence de l'état de sa santé sur ses jugements. — Conclusion.
L II serait assez piquant de savoir ce que les médecins ont dit de Molière. Esprit de corps à part, on aime^ dans un procès quelconque^ à entendre contradictoirement les deux parties. En les voyant si rudement malmenés, livrés en risée à ce même public qui, en définitive, compose la meilleure part de leur clientèle, n'y a-t-il pas des moments où Ton prend involontairement le parti de ces pauvres gens? Vont-ils répondre à la raillerie par des injures? vont-ils se gendarmer contre leur détracteur, ou s'avoueront-ils vaincus sans combat? Jaloux comme ils le sont de l'honneur de leur corps, n'opposeront-ils pas aux attaques dont ils sont Tobjet, sinon un procès en forme, du moins une protestation? On aimerait à l'apprendre. Malheureusement nous sommes réduits, sur ce point, à d'assez pauvres conjectures. MoUère lui-même, assez intéressé dans la