HArnow médecin, acte III, sc
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Uï. Jusqu'ici, à Trai dire, nous ne sommes pas sortis de la Faculté. Qu'on Tétudie chez elle, au milieu de la pompe de ses solennités scolaires, ou chez le client, dont l'argent la fait wre, elle est partout la même, sa physionomie est bien tranchée et ne se dément pas. Nos docteurs sont là dans leur rôle officiel. Ils sont hommes cependant, et il faut bien parfois qu'ils laissent là leurs robes et leur latin, pour vivre de la vie privée, et être, eux aussi, de leur pays et de leur temps. Il nous reste à marquer leur place, et, pour ainsi dire, à leur trouver on cadre dans la société qui les entoure. Ceci devient phisdéUcat; car ici les traits particuliers, le caractère personnel des individus, vont se placer au premier plan; toutes choses difficilement appréciables, et peu susceptibles d'une formule.
Il est assez singulier que cette société du dix-septième siècle, et particulièrement celle de la première moitié du règne de Louis XIV, si souvent explorée^ et dans des sens si divers, ne nous soit pourtant bien connue que par ses côtés brillants, et comme à travers un prisme de génie et de gloire. Malgré nous, nous subissons tous, lorsque nous en parlons, Tinfluence de nos souvenirs classiques, et nous serions tentés de n'y voir que des spectacles et des fêtes, l'hôtel de Rambouillet, les ruelles, la cour, les beaux esprits ; et, un peu plus dans l'ombre, les austères figures de Port- Royal, les discussions sur la grâce, et les sermons des grands prédicateurs chrétiens-, en un mot, tout ce qu'a vu^ goûté, respiré et réOéchi madame de Sévigné. Ce