THÈSES DE LÀ FACULTÉ
86 contenta de renvoyer le livre à son auteur, sous prétexte qu'il n'appartenait pas à un chirurgien de traiter une matière si ardue.
lY. Riolan mort S on peut dire que le combat cessait faute de combattants ; ou du moins, les discussions qu'il avait suscitées, et qui lui survivent,. ne sont queTécho affaibli de celles auxquelles il avait pris part. Déjà l'opinion se prononçait très-ouvertement en faveur de la circulation. Ses adversaires devenaient de phis en plus rares. Cependant nous trouvons encore après lui dèUx thèses soutenues à la Faculté, et pleines de son esprit. L une est d'un certain J. Cordelle, soutenue en 1670 sous la présidence de Guy Patin, avec ce titre : An songuis per omnes corporis venas et arterias jugiter ctT" cumfertur?{uég.) . L'auteur traite la découverte d'Harvey de songe creux ou du moins d'ingénieux paradoxe, ce Car, ajoute-t>-il, qui a jamais surpris la nature dans ses opérations?» — 11 n'a du reste rien de mieux à invoquer h l'appui de son opinion que Y horreur du vide, et l'inconvénient qu'il y aurait à refaire ainsi la science pour le caprice d'un médecin étranger. La seconde thèse (1672) va encore plus loin. Elle est intitulée : Estne sanguinis motus circularis impossibilis? {AS.). L*auteur, Fr. Bazin, le prend encore sur le ton badin et ironique ; Jocose fabulatus est Barveius, toto divisus orbe Sritannus; et voici les choses sérieuses qu'il oppose aux
1 . Riolan et Harvey moururent tous deux la même année (4657).