‹ Les médecins de l'école officielle devant l'homoeopathieChapitre 1 sur 3 · MONTÉLIMAR · texte numérisé non relu

MONTÉLIMAR

CHEZ GHABBIlir, LIBRAIRE -ÉDITEUB 9 GRANDE-RUE

DEVANT L'HOMŒOPATHIE

O^ Dans notre Clinique de Skamëli , nous avons voulu

publier les résultats pratiques de rhomœopathie , et

< donner, en même temps, quelques explications sur

cette méthode thérapeutique et sur le mode d'actioi)^ des

médicaments qu'elle prescrit ;

Dans la brochure ^que nous avons cru devoir intituler : Mon Testament^ nous avons cherché à mettre ces jKi:plications à la portée de tous , en exposant une autre face de notre thèse ;

Dans le travail qui a pour titre : Les PheirriMcienè devant Vhomœopalhie , nous avons désigné les véritables

ennemis de la pharmacie , éclairé les malades et la soeiélé. En outre , nous avons dit quelles qualités nous recherchons dans le pharmacien , quelles garanties nou3 lui demandons ^ et ce qu'en retour , il a le droit d'attendrede Thomœopathie et du public.

Aujourd'hui , nous venons dire aux médecins de veiller à leurs véritables intérêts ; nous désirons leur montrer qu'ils se confondent avec ceux des malades, avec ceux- de la société, avec ceux de la science. Et, de crainte que notre voix n'aille se perdre sur les rayons poudreux de quelques vieilles bibliothèques des nj^édecins de ville ou de campagne , nous nous adressons à tous : omnîbiis.

L'opuscide que nous publions ici, et celui qui* Ta précédé de quelques" jours ( Les Pharmtmem ) , ont été écrits dans les moments de relâche et de dj6Iassement que nous nou^ imposons pendant l'exécution d'une œuvre autrement importante. Nous avons sur le chantier un traité synthétique dans lequel nous résumerons toutes les données analytiques de la pathagénésie et de la clinique. Depuis plusieurs années, nous consacrons de longues veilles à cet ouvrage , afin de pouvoir réserver à nos malades la majeure partie du jour. Essayant de combler* une vaste lacune, nous avons voulu , par un travail opiniâtre , par de constants efforts, échapper, s'il est possible, au reproche de témérité.

Sans doute, et nous en convenons sans peine, le repos a ses charmes, mais comment s'y livrer, lorsque le préjugé , l'indifférence et la routine pèsent encore si

duremeol sur tant de personnes dignes de comprendre la grande réforme thérapeutique et de profiter dé ses bienfaits ! Pour celui qui possède une vérité dont la manifestation intéresse tout le monde , il fi^ a nul repos que dans le combat, nul intérêt que dans le triomphe de sa cause. Plusieurs années d'études ardentes, d'expériences concluantes , et d'une pratique aussi étendue que variée, nous ont fait apprécier la belle logique , la puissance incomparable de Thomoeopathie ; et cette appréciation a été d'autant plus facile , que nous avons pu comparer les résultats de cette doctrine avec ceux que nous avaient fournis douze années de pratique allopathique , les cliniques des grands hôpitaux, les traitements de maladies aiguës et chroniques , du typhus, du choléra et de diverses épidémies. Mais, déjà , nous avons fait connaître les motifs souverains de nos convictions. Elles expliquent notre zèle et l'activité de notre labeur. Et nous plaindrions bien sincèremenif les hommes qui tiendraient à prendre ee zèle pour de l'enthousiasme , ou à le considérer comme le fruit des solitaires méditations d'un homme de cabinet.

Nous avons dit ailleurs : « Ce n'est pas à quarante ans. et à la Trappe qu'on s'engoue d'une utopie. À la sublime école xlu silence et de la retraite , les hommes et lés doctrines se jugent avec indépendance et liberté. » Nous ne sommes pas étonné cependant de trouver des contradicteurs : la contradiction accompagne la vérité comme l'ombre la lumière. C'est dans l'ordre : l'une fait ressortir l'autre. '

Dans notre France si fière de son indépendance , et

pourtant si esclave des monopoles et des réputations , combien de malheureux enchatnés par l'humorisme , ruinés par les consultations, épuisés par les sangsues , les saignées , les purgatifs , torturés par les vésicatoires et les cautères , exténués par la diète ! Pourquoi ne chercherait-on pas à les éclairer? Plut à Dieu que les hommes rémunérée par l'état pour répandre la vraie science nous dispensassent de ce soin ! Mais quand ils l'outragent par de sottes plaisanteries , d^autres doivent remplir leur tache.

Le docteur Béchet, d'Avignon, soutenait sa thèse devant la faculté de Montpellier ( Quelques considérations sur V allopathie et Vhonnœopathie ) ; un professeur , faisant allusion à la loi des semblables, demanda vivement s'il fallait donc guérir un coup de sabre par un autre coup de sabre ! Le silence improbateur de l'auditoire stigmatisa cette triste sortie, indigne d'un pro-* fesseur de faculté; et la réponse du nouveau docteur, belle et généreuse, fut accueillie par de sympathiques applaudissements.

Ces aménités et ces gentillesses ne sont pas rares dans la bouche de ceux qui occupent les chaises curules du corps médical. Leurs disciples se les permettent comme eux. Ils aiment encore à nous conibattre de loin par certaines confidences faites aux malades , par des historiettes plus ou moins piquantes , par des propos jetés comme au hasard dans les salons, dans la rue ; mais nul de ces prudents adversaires ne se hasarde sur le terrain de la discussion ou de l'expérience ; ou bien , s'ils publient un artide de journal , un avis aux populations

à propos du choléra ^ ils foot semblant de s'aftaquer aux principes de Thoniœopathie ; ils annoncent avoir étudié à fond cette doctrine, parce qu'ils ont lu VOrganon; et, s'adressant aux jeunes femmes qui raffolent de rhomœopathie, ils disent : « Vous ne vous doutiez guère que vos douleurs nerveuses, vos catarrhes, etc., fussent traités comme une gale hideuse. » Une gale hideuse! C'est à faire mourir de peur les jeune* femmes qui raffolent de Fhomœopalhie ; mais il y a de plus, dans cette manière de dénigrer notre doctrine , une preuve que la vérité seule est loyale , car elle est forte et patiente ; elle s'adresse aux jeunes femmes comme aux femmes âgées, elle s'adresse aux hommes , à tous , et elle attend son jour.

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