VIII PREFACE
Mahomet, s'étaient formés en empire ou khalifat, et qui devinrent tout à coup si puissants qu'ils conquirent l'Egypte et s'emparèrent d'Alexandrie Îb40). La ville fut pillée; un incendie volontaire ou accidentel détruisit encore une fois la bibliothèque. Les livres de médecine furent en partie sauvés, soit qu'ils eussent été épargnés par les vainqueurs, soit, chose plus probable, qu'il s'en trouvât des copies chez des particuliers, qui les conservaient comme ils le faisaient de leurs livres de religion. Ce fui la mort de l'École iatrosophiste d'Alexandrie et l'avènement de la période gréco-arabe.
Cinq siècles se sont écoulés entre Hippocrate et Galien, et bien que nous n'ayons pas à étudier les médecins compris dans cette période, nous devons au moins une mention nominale aux plus illustres d'entre eux.
Après Hippocrate, né 460 ans av. J.-C, et sur lequel il n'y a plus rien à dire après Littré, nous citerons les philosophes et les médecins suivants, d'après l'ordre chronologique :
Platon, né à Athènes ou dans Tîle d'Égine (430 + 347), expose, dans le Timée, le Gorgias, les Lois et la République, ses idées sur la circulation, la respiration, sur les maladies de l'âme, sur l'influence du corps sur l'âme et réciproquement (Timée). Dans les Lois, il donne des préceptes Dour l'éducation des enfants (liv. Il) Le premier peut-être il a dit que les veines viennent du cœur. Comme pathologiste, il reconnaissait l'altération des forces, des solides et des liquides, mais il incline vers l'humorisme, c'està-dire vers l'altération des humeurs comme cause des maladies. Girbal a fait une conscienceuse étude médicale de Platon dans la Gazette médicale de Montpellier (1854).
Aristote, né à Stagyre (384-322) aurait écrit, selon Suidas, six livres de médecine qui ne nous sont pas parvenus. Mais nous avons, dans son Histoire des animaux, des notions sur ses connaissances en anatomie et en physiolocrie. Dans son Traité des problèmes, il parle des questions afférentes à la médecine, aux médicaments, de la ressemblance des enfants aux parents, de l'époque du mariage, etc. Nous renvoyons à l'étude si complète au point de vue analomique et physiologique faite par M. Geoffroy, dans la thèse inaugurale qu'il soutint à Paris en 1878.
Erasistrate et Hérophile sont les fondateurs de l'Ecole médicale d'Alexandrie. Ils étaient contemporains, et on peut placer