PREFACE. IX
leur existence quatre siècles avant l'ère chrétienne. Erasistrate, toutefois, aurait un peu précédé llérophile ; mais ce dernier, comme anatomiste, a été supérieur à Erasistrate : il a laissé son nom au confluent connu sous la désignation de pressoir d'Hérophile. Erasistrate est né dans l'île de Céos et était, dit-on, petit fils d*Aristote. Hérophile est né à Calcédoine, en Bithynie, visà-vis Byzance, ou selon d*autres à Carthage, vers 344 av. J. C. Les disciples d'Hérophile se divisèrenten deux sectes : les dialecticiens et les empiriques. Ceux d'Erasistrate restèrent dogmatistes. G. Daremberg a publié, dans la Revue scientifique de janvier 1881, une courte élude sur Hérophile, d'après les notes laissées par son père.
NiGANDRE, qui vivait environ 140 ans av. J*. C, est né à Colophon en lonie. Il nous a laissé des poèmes sur la Thériaque et les Alexipharmaques. La meilleure édition est celle de Otto Schneider. Lipsiœ, 1856(B. F.M.P. 35111) (1). Une traduction ou plutôt une imitation en vers français a été faite par Jacques Grévin, de Clermont-en-Beauvoisis et imprimée à Anvers en 1567 (Ib. 6810).
AscLÉPiADE, né à Pruse en Bithynie, environ un siècle avant J. C, a joui d'une grande faveur à Paros, à Athènes et enfin à Rome où il mourut du temps de Pompée et de Cicéron. Ses ouvrages sont perdus, mais Celse, Galien , Aetius, etc., nous en ont conservé des fragments.
Il combattit la doctrine d'Hippocrate et attribuait la cause des Ujaladies à un défaut de proportion entre les pores et les atomes, d'où les obstructions. Ce fut le solidisrae atomique. Il a été étudié par Gumpert (lena, 1794) et par Maurice Raynaud (l'hèso pour le doctorat es lettres, 1862.)
Thémison, né à Laodicée (?), fonda le méthodisme et fut le disciple d'Asclépiade. Nous exposerons ultérieurement la base do sa doctrine.
Andromaque, né en Crète, fut le médecin de Néron. On lui doit un poème grec dans lequel il parle de sa panacée qu'il appelle Galène, et qu'on appela depuis Thériaque. Il a été reproduit dans Ideler, Physici et medici Grseci minorts, Berlin, 1841, t. l, p. 138 (B. F. M. P. 33176).
(1) Les lettres B. F. M. P. signifient Bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris. Les chiffres qui suivent indiquent lo numéro du catalogue de cette bibliothèque.