‹ Les médecins moralistesChapitre 109 sur 352 · DISCRÉTION · texte numérisé non relu

DISCRÉTION

Il ne faut pas confondre la discrétion avec la dissimulation : la première est une qualité précieuse ; la seconde un vice méprisable. Combien de calamités publiques et particulières la discrétion n’a-t-elle pas su prévenir! Combien d’événements sinistres, de chagrins et de larmes n’ont eu d’autre source qu’une indiscrétion !

Lepelletiku (de la Sarthe), Physiologie, méd. et philos.

L’homme discret écoute et parle peu. Moins brillant que solide , il est mesuré dans ses actions et dans ses discours. Il ne met jamais d’empressement à gagner la confiance, et la considère toujours comme un dépôt sacré que l’honneur lui défend d’aliéner.

Le même, ibid.

Que de précieuses qualités exprimées par ce seul mot discrétion ! Dans un salon où l’on parle beaucoup, la discrétion est réserve ; à table, sobriété ; en fait de dépenses, économie ; et fidélité dans la conservation du secret.

, Souvenirs d’un ancien médecin.

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