‹ Les médecins moralistesChapitre 116 sur 352 · ÉDUCATION · texte numérisé non relu

ÉDUCATION

Les principes de religion , inculqués de bonne heure dans l’esprit , exercent dans la suite une très grande influence sur nos déterminations. En général, les préceptes que l’on reçoit dans le jeune âge restent profondément gravés, et sont en quelque sorte indélébiles : on cherche en vain à en perdre le souvenir, ils sont la règle de notre conduite jusque dans l’âge le plus avancé.

Falret, De V Hypocliondrie et du Suicide „

Si j’étais législateur, je m’élèverais de toutes mes forces contre le genre d’éducation que les richesses et la confusion des rangs ont introduit en France. Si chaque père rêve pour son fds une position brillante dans l’État, il veut pour sa fille ce qui la rendra artiste plutôt que femme et bonne mère.

Lauvergne, De l'Agonie et de la Mort.

L’éducation de famille, et en particulier les études que

l’on fait sous les yeux de son père et de sa mère, sont les meilleures pour l’avenir des enfants.

Le môme, ibid.

Une mauvaise direction , imprimée dès le bas âge, est difficilement redressée. Les défauts de la première éducation sont ce qu’il y a de plus tenace ; ils persistent toujours au fond , sous le vernis dont on les recouvre plus tard, sous les formes plus ou moins gracieuses qui les masquent.

L’abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

L’éducation, c’est la nourriture de l’esprit; bonne, elle fait les esprits sains ; négligée ou mauvaise , elle fait les esprits malades.

Leuret, Indicalions à suivre dans le Traitement moral de la Folie.

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