‹ Les médecins moralistesChapitre 120 sur 352 · ÉGLISE · texte numérisé non relu

ÉGLISE

L’Église est une dans son origine, dans son dogme, dans sa perpétuité, dans son universalité ; cette unité constitue sa force et affermit notre foi.

Souvenirs d'un ancien médecin.

Je n’ai nulle confiance aux diverses églises; j’ai foi entière à l’Église.

Le même, ibid.

L’Église peut se tromper sur les choses qui ne sont pas absolument de foi, sans que cela porte atteinte aux vérités traditionnelles dont elle est la dépositaire.

Barbaste, l)e l'Homicide el de l' Anthropophagie.

Les commandements de l’Église ne sont que le corollaire des commandements de Dieu, et ils sont aussi naturels que ces mêmes commandements.

Vitteaut, La Médecine dans ses rapports avec la Religion

Voyez Catholicisme.

égoïsme, égoïste.

L égoïsme, ce moi desséchant, cet amour exclusif du moi rapportant tout à lui-même, est avec raison consi-

déré par les moralistes comme formant le premier anneau de la longue chaîne des vices.

Dbscuubet, La Médecine des Passions.

Ce qu’il faut reprocher à l’égoïste, ce n’est pas d’être le dernier terme de ses affections, mais d’en être l’objet unique; ce n’est pas non plus d’aimer les autres pour lui, mais de n’aimer que lui.

Belouino, Des Passions.

Il est naturel qu’on se plaise et qu’on se recherche dans ses semblables; mais l’égoïste ne se recherche et n’a de satisfaction qu’en lui-même. Il lui semble absurde de s’occuper d’autre chose que de lui.

Le même' ibid.

Ce vice est devenu parmi nous une science qui consiste à savoir profiter le plus possible de tout, en rendant le moins qu’on peut : c’est une véritable exploitation des personnes et des choses au milieu desquelles on vit.

Le même, ibid.

L’égoïste est un être essentiellement antisocial ; c’est un esclave qui tourne sans cesse autour de sa propre organisation, et qui ne reconnaît d’autre loi que celle que ses besoins lui imposent.

Aubert, Physiologie des Passions.

Si l’égoïsme n’est pas le vice le plus apparent, il est au moins le plus antisocial, celui qu’il faut incessamment flétrir par le mépris et la réprobation.

Lepei.letier (de la Sartlie), Physiologie médicale et philosophique.

Le premier égoïste dut être un homme souffrant : la

douleur centuple le moi humain, et concentre toutes nos affections en nous-mêmes. Nous ne portons guère au dehors de nous que le superflu de nos sentiments; et, quand nous souffrons, nous n’en avons pas de trop pour nous aimer et pour nous plaindre.

M.-A. Petit, Essai sur la Médecine du Cœur.

L’égoïste est surtout détesté par l’égoïste.

Beauchêne, Maximes, Réflexions et Pensées.

L’égoïste est plus que tout autre sensible aux atteintes du mal, parce qu’il reste emprisonné dans le plus étroit horizon ; il est puni par son égoïsme même.

Feucutersleben, Hygiène de l'Ame.

L’égoïste fermant son cœur aux peines des autres et n’aimant que lui seul, est-il du moins heureux, en supposant qu’on puisse l’être sans les affections vertueuses qui doublent le prix de l’existence? Une attention exagérée à tout ce qui regarde son bien-être et sa santé devient pour lui une source d’inquiétudes continuelles,

Foissac, Hygiène philosophique de l'Ame.

Quoique l’égoïsme soit l’idole de bien des cœurs, on a compris qu’il n’était propre à rien fonder de durable.

Le même, ibid.

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