FOLIE
La folie, l’aliénation mentale, est une affection cérébrale ordinairement chronique , sans fièvre , caractérisée par des désordres de la sensibilité, de l’intelligence, de la volonté.
Esquirol, Des Maladies mentales.
Presque toutes les folies ont leur type primitif dans quelques passions, et celles-ci ne sont que des folies passagères.
Le même, ibid.
Il y a longtemps qu’on a dit que la folie est la maladie de la civilisation; il eût été plus exact de le dire de la
monomanie : en effet, la monomanie est d’autant plus
fréquente que la civilisation est plus avancée.
Le même, ibid.
Combien il importe pour prévenir le développement des vésanies, de suivre les lois immuables de la morale, de prendre de 1; empire sur soi-même, de maîtriser ses passions !
Pinel, Nosographie philosophique.
Au théâtre, c’est par leurs idées fixes qu’on fait lire les hommes; c’est par leurs défauts et leurs caractères qu’on les corrige; et, comme il est plus facile de les amuser que de les convertir, il n’est pas surprenant qu’ils se plaisent mieux aux folies des monomanes qu’aux leçons de leurs propres vices.
Scipion Pinel, Physiologie de l'homme aliéné.
La doctrine de la folie dans la criminalité me paraît susceptible de beaucoup d’abus : la magistrature française fait bien de la tenir encore pour suspecte, malgré quelques exemples invoqués de l’Allemagne et de l’Angleterre. Dans les procès en matière criminelle, il arrive presque toujours aux avocats d’invoquer la folie, les morosités, l’irrésistibilité des appétits, etc., en faveur de leurs clients. Que si, par événement, un jury, fasciné par l’éloquence ou par l’habileté d’un plaidoyer, se laisse prendre à ces théories funestes et arrache des mains de la justice un véritable criminel, n’est-il pas indispensable, afin de rassurer la société, qu’à défaut de peine capitale, l’État ait au moins à sa disposition une maison spéciale qui puisse satisfaire aux diverses exigences de cette sonve-
raine justice, en dehors de laquelle il n’y a pins ([ne crimes et désordre clans le monde.
Barbaste, De i Homicide et de l’ Anthropophagie.
On n’a pas encore déterminé le degré de perturbation morale où commence la folie.
Fei'cutersi.kb".n, Maximes et Pensées.
(iliaque homme porte en lui un germe de folie; la sérénité et l’activité d’esprit sont les seules forces capables d’en empêcher le développement.
Le même, ibid.
Voyez Aliénation mentale, Folie et Passions.