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GAIETÉ

La gaieté n’est ni la joie ni le plaisir ; mais le plaisir enfante la joie, et la joie ressuscite la gaieté. Elle est, en général, réservée à l’enfance qui ne réfléchit point, et à cette classe d’hommes qui n’ont pas plus à réfléchir que les enfants. Cependant la médecine fait tous les jours usage de la gaieté, en mettant à profit le reste précieux de cette disposition de l’enfance.

Tissot, Influence des Passions sur les maladies.

La gaieté, c’est un paroxysme naturel de l’état de santé; c’est le cœur heureux de battre; c’est l’esprit heureux de penser; c’est tout notre système nerveux en mouvement, en bien-être et en fêtes. L’animal n’est gai que par des appétits charnels ; l’homme seul est gai par le cœur et par l’esprit.

Le docteur Véron, Mémoires.

Pour conserver de la gaieté dans le caractère, il ne suffit pas d’avoir de la profondeur dans l’esprit et de la fermeté dans l’âme, il faut encore que la conscience ne reproche rien, et que le jeu de l’organisme ait lieu d’une manière normale.

I*. Bellemont, Le Courrier des familles.

Pour entretenir la gaieté naturelle que l’on possède, ou

poor ramener celle que l’on a perdue, nous conseillons le bon emploi de nos facultés, la pratique du bien et l’accomplissement régulier des devoirs.

Le môme, ibid.

En Suisse, M. de Haller a pu constater que dans les cantons restés catholiques, les individus conservaient dans leur langage et sur leur figure une gaieté expansive qui avait disparu dans les cantons protestants.

Descuret, Les Merveilles du corps humain.

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