‹ Les médecins moralistesChapitre 147 sur 352 · GENIE · texte numérisé non relu

GENIE

Trois facultés, réunies dans certaines proportions, sont nécessaires pour constituer le génie : une grande puissance de bon sens pour voir juste; d’intuition pour voir de loin ; d’imagination pour féconder et animer ces vues, qu’une volonté forte doit réaliser par le travail,

Descuret, Théorie morale du goût.

Le génie n’est jamais si bien une inspiration du Ciel que quand il subit ses lois en dehors des richesses de la terre; sitôt qu’il s’incline devant le veau d’or, c’est fait de lui, il matérialise ses créations.

Lauvf.rgne, De l'Agonie el de la Mort.

Un beau génie est un rare privilège que Dieu n’accorde presque jamais qu’au détriment de la santé, du repos et du bonheur.

Souvenirs d'un ancien médecin.

Avec une grande science et môme avec du génie, il faut

encore avoir le talent d’en faire ressortir ou d’en tempérer à propos l’éclat.

Ibid.

Les fds de l’homme de génie sont le plus souvent des hommes médiocres ; ses véritables enfants sont ses œuvres, et sa postérité, c’est sa gloire.

L’abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie murale.

Si l’on convient avec Aristote que les hommes d’un génie supérieur sont ordinairement mélancoliques, on doit reconnaître aussi qu’ils ont trouvé la satiété et le vide jusque dans ces régions interdites au vulgaire : le dégoût des grandeurs humaines n’atteint pas moins les rois de l’intelligence que les rois de la terre.

Foissac, Hygiène philosophique de l’Ame.

Page 1