‹ Les médecins moralistesChapitre 154 sur 352 · HARDIESSE · texte numérisé non relu

HARDIESSE

Il un faut pas croire que les plus nobles emplois de la hardiesse soient à gagner des batailles, à prendre des villes et à conquérir des royaumes : la nature ne pense pas à ces désordres quand elle jette les semences de cette passion dans l’âme ; elle songe à d’autres combats qui sont bien plus importants, et à des conquêtes bien plus utiles et plus glorieuses.

Comme elle sait que l’homme est destiné pour la félicité; qu’il a mille sorte d’ennemis qui lui en défendent l’entrée, et que lui-même est ordinairement celui qui s’oppose le plus à son bonheur, elle lui donne la hardiesse comme un secours nécessaire pour surmonter les obstacles et pour entrer en la jouissance des biens qui lui sont contestés.

De La Chambre, Les Caractères des passions.

Que la hardiesse s’arrête au seuil de l’audace, comme la bravoure à celui de la témérité.

Souvenirs d'un ancien médecin.

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