‹ Les médecins moralistesChapitre 153 sur 352 · HAINE · texte numérisé non relu

HAINE

La haine, qu’il ne faut pas confondre avec l’antipathie, est une colère prolongée, une colère chronique. Moins agitée en apparence que la colère, cette passion ne fermente pas avec moins de force, et celui qui l’éprouve ne tarde pas à ressentir tous les effets de la douleur morale.

Descdret, La Médecine des passions.

L’homme qui s’abandonne à cette passion funeste est perdu pour les relations amicales, pour le bonheur, pour lui-même ; il a déjà commencé le premier pas dans la carrière des forfaits.

Lepelletier (de la Sarthe), Plnjsiologie médicale el philosophique.

La haine démontre l’imperfection de l’homme ; elle démontre que tous ses besoins ne sont pas satisfaits , qu’il n’est pas entièrement dans la vérité.

De La Roièue, Philosophie physiologique.

Quand l’âme est placée dans une disposition vraiment catholique, elle est apte à tout comprendre, à tout aimer; il lui est impossible de haïr, car la haine est inconnue à qui peut tout comprendre.

[’lkindoux aîné, Lellre sur une visite d'hôpital.

HALLUCINATIONS (t).

Dans un grand nombre de cas, l’hallucination n’a rien d’extraordinaire ; c’est un fait presque normal, compatible avec la raison, et qui permet de concevoir comment tant d’hommes célèbres ont pu présenter ce symptôme sans être aliénés.

Brierre de Boismont, Des Hallucinations.

Les hallucinations de beaucoup d’hommes célèbres appartiennent à leur siècle et non à l’individu ; ce qui le prouve, c’est que leurs actes sont marqués au coin de la plus haute sagesse; que leurs entreprises révèlent des qualités supérieures, un jugement admirable, un esprit infini et l’amour de leurs semblables.

Le même, ibid.

Transformer les philosophes, les réformateurs des peuples, les fondateurs de religions, les esprits créateurs en autant de fous hallucinés, c’est faire à Dieu l’insulte la plus cruelle... Oui , prétendre qu’une partie de ce quia été fait de grand, de beau, de sublime en philosophie, en morale , l’a été par des fous, c’est saper les croyances religieuses de millions d’hommes, c’est s’en prendre à Dieu lui-même que de soutenir que les prophètes, les apôtres, les saints, ont été des fous hallucinés.

Lo même, ibid.

(I) Les hallucinations , dit Esquirol, consistent en des sensations externes que le malade croit éprouver, bien qu'aucun agent extérieur n’agisse matériellement sur ses sens. Les illusions sont, au contraire, l'elTet d une action matérielle sur notre sensibilité percevante, mais qu’elle perçoit d’une manière fausse.

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