‹ Les médecins moralistesChapitre 189 sur 352 · JALOUX, JALOUSIE · texte numérisé non relu

JALOUX, JALOUSIE

Incapable de s’élever au niveau des hommes supérieurs, le jaloux cherche constamment à les abaisser jusqu’au sien.

Lepellktier (de la Sarthe), Physiologie méd. et philos.

La jalousie s’attache aux grandes réputations pour eu

ternir l’éclat, comme la rouille à l’acier dont elle détruit le poli.

Le môme, ibid.

Le jaloux est un reptile dont l’obscurité fait toute la force; il pénètre dans les fissures que peut offrir la réputation d’autrui, pour les agrandir et y déposer avec sécurité son mortel venin.

Le même, ibid.

La jalousie, par les tourments affreux qu’elle fait naître, rend la vie insupportable à ceux qu’elle dévore.

Brierre de Boismont, Du Suicide.

Le jaloux et l’envieux ne sont guère plaints que de ceux qui ont éprouvé leurs horribles tourments, et qui ont eu le bonheur de s’en délivrer.

Descuret, La Médecine des Passions.

La jalousie est un sentiment douloureux qui tourmente le cœur et qui finirait par le guérir de l’amour, si le délire pouvait guérir la fièvre.

Beauchène, Maximes, Réflexions et Pensées.

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