‹ Les médecins moralistesChapitre 198 sur 352 · LANGAGE, LANGUE · texte numérisé non relu

LANGAGE, LANGUE

L’homme, outre sa langue parlée, possède une langue animale qui est naturellement comprise par tous ceux de son espèce : ce sont ces cris instinctifs, cris qu’il connaît et comprend sans les avoir entendus d’avance ou les avoir appris. Là l’impression produite dépend de la qualité seule du son ; pour cette raison, cette langue est universelle.

De La Roière, Philosophie physiologique de l’Iiomme.

Dans la langue parlée, il y a autre chose que le son :

il y a l’idée, pour laquelle le son ne sert en quelque sorte que de véhicule.

Le même, ibid.

Le langage est' la forme sensible de l’idée, c’est dans ce sens que Platon a défini la pensée un discours que

l’esprit se tient à lui-même.

Théodore Perrin, De la Surdi-mutilé.

L’Église, dans ses rapports avec Dieu, emploie deux langues, une morte et une vivante : le latin, qui ne change plus, pour conserver dans toute son intégrité la pureté du dogme ; le chant, qui est et sera toujours l’expression de l’âme, pour conserver la pureté des sentiments.

Le même, De l'Influence des doctrines et de la civilisation sur la Musique.

Voyez Parole.

Page 1