LETTRES, LITTÉRATURE
Les belles-lettres, littene humaniores , comme on les appelait jadis, ne sont autre chose que l’étude morale de l’homme : elles l’envisagent par le côté spirituel de son être ; elles négligent en lui la partie matérielle, pour ne voir que ce qui est une émanation de la Divinité.
Amédée Bonnet, De l'Éducation du Médecin.
Comme toute puissance, les lettres peuvent produire des effets variés selon la direction qu’elles reçoivent; il faut donc les soumettre à une discipline sévère pour quelles donnent seulement les fruits salutaires qui doivent germer dans leur sein.
Le même, Influence des Lettres et des Sciences sur l'Éducation.
Grâce à un choix sévère et à l’excellence de leur nature, les lettres sont une force puissante de moralisation. A leur plus haut degré d’élévation, elles excitent l’admiration pour les vertus qu’elles célèbrent et pour les nobles sentiments qu’elles expriment. Développant ainsi dans les consciences la beauté morale, elles sont tout à la fois un
20ü ' LES MÉDECINS MORALISTES.
honneur pour l’esprit humain et une source de hauts
enseignements.
Le même, ibid.
L’amour des lettres est la source de nos plus douces jouissances, même aux belles époques de notre vie; dans la vieillesse, c’est le seul amour qui ne trahisse et, pas nos espérances.
Beauchène, Maximes, Réflexions et Pensées.
La décadence des lettres vient peut-être de ce qu’ayant atteint le but, on veut le passer.
Le même, ibid.
Avouons-le franchement, la littérature moderne est tille de l’humeur noire; sa muse maladive et morose, c’est l’hypochondrie qui énerve et affadit le cœur : bientôt, pour juger nos poètes, il faudra des médecins au lieu de critiques.
Feucutersleben, Hygiène de l'Ame.
Notre littérature vaudrait mieux si elle était plus morale et plus vraie : c’est le mensonge qui cause sa faiblesse.
Le même, ibid.