MALHEUR
Aux yeux du chrétien, le malheur est un marchepied qui peut élever l’homme jusqu’au ciel.
Souvenirs d’un ancien médecin.
Tel malheur qui nous abat, quand nous courbons trop la tète devant lui, servirait à nous grandir si nous osions le regarder noblement en face.
Ibid.
11 n’existe pour le chrétien de malheur que dans le péché, et il peut l’éviter.
De La Roiére, Philosophie physiologique de l' Homme.
Au delà d’une certaine mesure, le malheur rend timide, irritable, susceptible; aussi le cœur grossier de la prospérité ne peut souvent comprendre la soupçonneuse délicatesse de l’infortune.
Reveillé-Parise, Etudes de l’IIomme.
L’école du malheur est une école de pitié.
Pariset, Eloge de Cliaussier.
Les gens heureux ont un défaut dont ils ne se corrigent
jamais : c’est de croire que les malheureux le sont toujours j| par leur faute.
Beaucuène, Maximes, Réflexions et Pensées.
L’homme courbé sous le poids du malheur cherche plus souvent des consolations au pied des autels que celui qui se trouve au sein de l’opulence et de la prospérité.
Guislain, Traité sur les Phrénopathies.
La mauvaise fortune n’est pas sans utilité : combien ] d’hommes ne sont devenus sages qu’à l’école du malheur!
Foissac., Hygiène philosophique de l'Ame.