‹ Les médecins moralistesChapitre 214 sur 352 · MANGER · texte numérisé non relu

MANGER

C’est avoir soin de sa santé que de ne pas manger à satiété : si l’homme mange peu et boit peu, il n’est sujet J à aucune maladie.

Hippocrate, Des Maladies ordinaires.

Dès qu’on est arrivé à se nourrir, une plus grande satiété n’est jamais avantageuse.

Hippocrate, Aphorismes , et Celse, De la Médecine.

Celui qui mange plus qu’il ne faut est moins nourri qu’il ne faut.

Sanctoriüs, Aphorismes.

Si, par manger beaucoup , nous devons entendre man- I ger trop, nous pouvons affirmer que les gens dont l’habi- A tude est de manger beaucoup arrivent inévitablement à l’abrutissement de l’esprit et du cœur.

I’ael Gaurert, Hygiène de la Digestion.

Manger de peu et peu, c’est le régime philosophique

par excellence, car les béatitudes gastronomiques se payent trop cher.

Réveillé- Pauise, Physiologie et Hygiène des Hommes livrés aux travaux de l'esprit.

Ce qui plaît au goût, ce qui (latte la sensualité est par-

un chant de sirène dont il faut se méfier. La bonne cuisine a cela de dangereux, qu’elle fait trop manger; or, l’écueil est ici bien près de la volupté.

Le même, ibicl.

Évitez toute distraction forte, importune, pendant le ! repas. Convive aimable et gai, soyez à votre aise; éloignez toute idée pénible : ce que l’on mange au sein de la joie, produit à coup sûr un sang pur, léger et nourrissant.

Le même, ibid.

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