MARIAGE
Le mariage est un lien que l’espoir embellit, que le bonheur conserve, et que le malheur fortifie. Les époux convenablement assortis se payent réciproquement un tribut de condescendance; ils s’attirent par la sympathie et s’enchaînent par l’estime. L’accord de leurs âmes n’a besoin, pour se maintenir, ni d’illusion ni de mystère. L’amour conjugal est un amour sans fièvre, sans trouble, sans égarement; c’est une affection paisible et enchanteresse dont l’influence se prolonge dans un riant avenir. Elle a pour cortège l’amitié, l’estime, le dévouement, l’ab-
négation de soi-même, trices.
et mille autres vertus
conserva-
Alibert, Physiologie des Passions.
Le mariage a pour but l’association complémentaire d’un homme et d’une femme, en vue de leur perfectionnement mutuel. Il nous fait acquérir, pour tout le reste de notre vie, un compagnon pour nous aider dans nos travaux, un ami sincère et dévoué pour participer à nos joies et consoler nos peines, un guide sûr pour nous aider à accomplir la volonté de Dieu et nous conduire vers lui.
Seraine, Les Préceptes du Mariage.
Nul moment n’est plus propre à la fusion des âmes des nouveaux époux que les premiers temps du mariage.
Le même, ibid.
Dans le mariage, idées, projets, espérances, succès ou revers, rien ne doit être caché. L’âme tout entière, esprit et cœur, sera mise en commun.
Le même, ibid.
Le bonheur des époux doit descendre du ciel ; c’est Dieu qui consacre cette sainte et innocente intimité.
Allbert, Physiologie des Passions.
Le mariage est le seul lien qui satisfasse la morale, le cœur et la conscience, la fierté comme la délicatesse ; il répond à toutes les exigences humaines, et comporte toutes les affections; lui seul peut assurer ici-bas quelque bonheur.
Serrurier, Mesdames les Femmes.
Oh 1 qu’il est honorable l’état du mariage, qu’il est
saint et sublime, puisque la femme, l’homme et Dieu semblent s’y unir clans la même pensée féconde 1
Dufieux, Nature et Virginité.
Le peu d’appareil dont la loi accompagne la cérémonie du mariage civil pourrait lui donner l’air d’une prostitution légale, si l’on n’y ajoutait la majesté des cérémonies religieuses.
Beaüchêne, Maximes , Réflexions et Pensées.
L’esprit religieux préside-t-il à vos contrats? Non, on ne se marie plus, on s’associe, et si l’on célèbre les fiançailles suivant la coutume ancienne, on cherche, par tous les moyens dilatoires, à en distraire ce qui en faisait une initiation sainte, une sorte d’épreuve analogue à celle d’un sacerdoce. On ne conserve en raccourci que la simple forme légale sanctionnée devant Dieu par une messe nocturne de convention. Quand on en a fini avec l’homme à écharpe de l’état civil, Dieu ne vient qu’en serre-file, et, à la rigueur, tout pourrait se consommer sans lui.
Lauvergne, De l'Agonie et de la Mort.
Les bons mariages sont les bases les plus solides de l’État, du repos et du bonheur général.
Hufeland, L'Art de prolonger la Vie humaine.
Il n’y a que le mariage qui donne à l’État des citoyens honnêtes, d’une bonne conduite, et accoutumés dès leur enfance à l’ordre et à l’observation des devoirs dus à la société.
Le môme, ibid.
En état de mariage, on vit plus longtemps que dans' le
célibat, excepté toutefois quand on vit en communauté, sous une règle religieuse, même sévère.
Émile Bégin, Durée de la Vie humaine.
Le mariage est une association sacrée dont la chaîne, toute dorée quelle est, impose de nombreux devoirs.
Souvenirs d'un ancien médecin.
Dans les mariages entre consanguins tous les esprits clairvoyants peuvent reconnaître une cause efficiente d’infirmités, de maladies constitutionnelles pour l’individu, et de dépérissement pour les races.
Devay, Hygiène des Familles cl Dangers des Mariages consanguins.
La décence et la retenue sont la coquetterie du mariage.
Aubert, Physiologie des Passions.