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MÉDECINE

Que d’avantages à se promettre de la médecine qui joindra la piété à la science!

Hecquet, La Médecine Lhéologique.

Si la médecine est l’art de guérir, elle est aussi un peu l’art de plaindre les hommes.

Max Simon, Déontologie médicale.

Soyons vrais, la médecine occupe la sommité des sciences philosophiques par le but qu’elle se propose, le bonheur de l’humanité. Elle perd son véritable rang, quand elle abjure le sacerdoce pour se nommer profession ou métier.

Laüvergne, De l’Agonie et de la Mort.

La médecine naquit avec la douleur, c’est-à-dire en même temps que l’homme : un être souffrant, un cœur ému par la pitié, voilà le premier malade et le premier médecin.

Réveillé-Parise, Physiologie et Hygiène des Hommes livrés aux travaux de l’esprit.

C’est sans doute par reconnaissance que les premiers hommes attribuèrent à l’art de guérir une origine céleste, persuadés d’ailleurs qu’une science aussi sublime n’avait pu être inventée sur la terre.

Le même, \bid.

La médecine morale n’ est-elle pas la partie de notre art la plus noble dans son but et ses moyens? N’est-ce pas elle qui en constitue réellement la dignité ?

Le même, Etudes de l'IIomme.

Le cœur d’un malade est comme bien des instruments, il dépend de celui qui le touche. Manquer de cette intelligence du cœur , qui seule révèle les mystères de la vie intérieure, c’est ignorer la base de toute médecine morale.

Le même, ibid.

La médecine est un véritable sacerdoce ; c’est de plus une science qui touche à toutes les autres sciences ; elle exige donc impérieusement et la culture intellectuelle la plus étendue et les plus nobles sentiments.

Daremberg, Traduction de Galien (notes).

Toutes les choses qu’exige la sagesse se trouvent dans la médecine.

Hippocrate.

Vanter la médecine est sans doute un lieu commun ; mais un lieu plus commun encore est de l’abaisser et de la méconnaître.

Pariset, Eloges.

De toutes les études, celle de la médecine devrait être la moins suspectée de mener à l’incrédulité : une connaissance intime des merveilles de la nature élève l’âme à la plus sublime conviction de la Divinité.

Grégory, Discours sur les Devoirs du Médecin.

On ne peut refuser à la médecine l’avantage de con-

courir au retour d’une saine morale, en faisant l’histoire des maux qui résultent de son oubli.

Pinel, Traité de V Alienation mentale.

La médecine n’est qu’une des mille formes de la charité ; elle est la science apportant son concours au dévouement.

Amêdêe Bonnet, De l'Education du Médecin.

La médecine est évidemment de don divin. Octroyée par la Puissance suprême, pour le salut des hommes, elle doit se rappeler sa céleste origine, et si jamais on a pu dire : noblesse oblige , c’est à coup sûr à nous que s’applique ce mot d’antique prud’homie.

Menière, Etudes médicales sur les Poêles latins.

La médecine est la science du rétablissement, comme le christianisme est la doctrine de la restitution.

Sales-Girons, Principes métaphysiques des Sciences naturelles.

La médecine morale est tout aussi bien une partie vivifiante de l’art de guérir qu’une question de dignité professionnelle.

Devay, De la Médecine morale.

Ceux qui exercent la médecine suivant la lettre de l’Évangile et dans l’esprit de la charité chrétienne sont les meilleurs des hommes, puisqu'ils font de leur ministère un véritable sacerdoce.

Lauvergne, De l'Agonie et de la Mort.

On a accusé les médecins de matérialisme, c’est une

LES MÉDECINS MORALISTES, erreur : il n’y a qu’une mère penchée sur le berceau de son fils malade qui entende la voix de Dieu comme le médecin.

Le môme, ibid.

Singulière fortune que celle de notre profession ! Dans l’ancienne Égypte, les rois étaient choisis parmi les médecins devenus prêtres; chez les Romains, les médecins furent esclaves; aujourd’hui, ils sont patentés : cela doit être, parce que jamais le moi n’a eu une signification aussi matérielle, un son aussi métallique qu’à notre époque.

Réveillé-Parise, Note sur Cabanis.

Le caractère est l’étoffe dont se fait le vrai médecin.

Le même, Galerie médicale.

Le médecin doit être homme de science et honnête homme: la science lui fournit les matériaux; les qualités morales en règlent l’emploi, et seules peuvent lui donner l’élévation de caractère et l’énergie dont il a souvent besoin dans l’exercice de son art.

Cruveilhier, Des Devoirs el de la Moralité du Médecin.

La vie du médecin est une vie de labeur, d’abnégation, de sacrifices ; esclave volontaire, vous êtes attaché à la glèbe du devoir le plus rigoureux; vous ne vous appartenez plus, vous appartenez à l’humanité souffrante.

Le môme, ibid.

Le médecin est le confident le plus intime des familles ; devant lui tombent tous les voiles de la vie privée ; c’est à lui qu’on révèle ces maux de l’âme, source si fréquente

des maux du corps, et sur lesquels il sait répandre un baume consolateur.

Le môme, ibid.

Comment le médecin inspirerait-il la confiance, s’i n’inspire pas l’estime? et comment l’estime sans la vertu, sans les bonnes mœurs?

Le même, ibid.

Ainsi que le bon prêtre qui va faisant le bien à toute heure, en tout lieu, le médecin répand partout l'espérance et les consolations. On le voit souvent payer les remèdes qu’il ordonne, faire à la fois l’aumône et la médecine. Plus près du pauvre, plus près du ciel, amour de la science, amour de l’humanité, telle est sa devise, et il y reste fidèle (1).

Réveillé-Parise, Physiologie el Hygiène des Hommes livrés aux travaux de l'esprit.

La probité sans la science ne fait pas le médecin, et la science sans la probité ne fait pas le vrai ou parfait médecin ; il faut donc l’une et l’autre pour le perfectionner et l’accomplir.

Callot, Le Triomphe de la Médecin .

A mérite égal, il vaut mieux avoir pour médecin un ami qu’un étranger.

Celse, De la Médecine.

(1) On connaît cette simple et belle épitaphe : « Ci-gît le docteur Folhergill, qui dépensa deux cent mille guinées pour le service des malheureux,» et ce dernier vers de l’épitaphe mise sur le tombeau du chirurgien français Charles De Villiers :

Il ne fut jamais riche, et fit toujours du bien.

Le médecin qui sert les hommes n’est-il pas préférable au héros qui les tue?

Pariset, Eloges.

Je comprends, avec le cœur, que le premier homme qui vit souffrir son frère fut le premier médecin.

Munaret, Impressions de Lecture.

Aie la conscience pure, observe un bon régime, et tu pourras longtemps te passer de médecin (1).

Souvenirs d'un ancien médecin.

Un fait significatif de l’époque actuelle, c’est que le vrai caractère delà plus belle des professions se perd dans les grands foyers des lumières, et se personnifie dans le médecin de campagne.

Lauvergne, ibid.

Les médecins de campagne, à cheval nuit et jour poulie soulagement de leurs nombreux clients, sont des centaures modernes dont l’obscure renommée accuse d’ingratitude tous ceux qui sont témoins de leur mérite et de leur dévouement.

Menière, Eludes médicales sur les Poêles latins.

(I) C’est ici le cas de cjiler la fameuse sentence de l’école de Salernc :

Si libi deficiant medici, niedici tibi fiant

Hæc tria : mens hilaris, requies moderata, diæta.

S’il n'est nul médecin près de voire personne,

Qui, dans l’occasion, puisse être consulté,

En voici trois que l’on vous donne :

Un fonds de belle humeur, un repos limité Et surtout la sobriété.

Un pocte anonyme a rendu la même idée avec plus de laconisme et de malice :

Voici trois médecins qui ne se trompent pas ;

Gaîté, doux exercice et modestes repas.

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