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MUSIQUE

L’homme sensible aux accents de la musique ne saurait être perdu sans retour... Il arrivera un moment où l’emploi de la musique entrera comme un agent précieux dans le système éducateur employé envers les criminels, au profit de la société. Cette prévision découle de l’essence de la nature humaine.

Devay, Hygiène des familles.

Une musique exprimant la foi qui rassure, l’espérance qui calme, l’humilité qui abaisse et réprime les passions, la prière qui console ; une musique dont les sons doux et

CENSÉES, MAXIMES ET RÉFLEXIONS. üGS

harmonieux l'ont naître clans l’âme un amour pur et divin, dont les ondes sonores répandent une félicité céleste , exige une mesure lente, prolongée, qui ralentit les mouvements du cœur plutôt quelle ne les excite.

Théodore Perrin, De la Périodicité.

Les impressions répétées de la musique ne produisent point sur les nerfs et le cerveau les effets ordinaires de l’habitude; au lieu d’émousser le sentiment, elles font prédominer la sensibilité, impriment à toute l’économie les traits qui constituent le tempérament nerveux. On conçoit, d’après ces effets, combien la musique peut être dangereuse lorsqu’elle devient une passion ; et comment ne serait-elle pas dangereuse, la musique qui peut exprimer toutes les passions, peindre tous les tableaux, et porter dans le cœur de l’homme tous les sentiments propres à l’émouvoir? Son danger est d’autant plus grand que le sujet est plus nerveux, qu’il s’y adonne de meilleure heure et au préjudice des exercices du corps.

Falret, De ( Hypochondrie et du Suicide.

La musique peut charmer les maux physiques ; mais, à coup sur, ce n’est qu’un remède fort douteux pour les vives douleurs de l’âme ; quelquefois il les exaspère.

Reveillé-Parise, Etudes de l' Homme.

La musique impressionne l’homme de deux manières : par le rhythme, elle agit sur le principe de vie, l’émeut, le calme ou l’agite ; par la mélodie, elle agit sur l’intelligence, et, sans convaincre, ébranle la raison.

Théodore Perrin, lu(luencc des doctrines sur la Musique.

La musique sacrée est née, comme toutes les vertus chrétiennes, de l’alliance mystérieuse de la vérité et de l’amour; son style grave, sévère, grandiose, s’ offre comme le type le plus élevé de l’art ; aussi a-t-elle un but plus noble que l’art lui-même; elle agit sur l’homme comme un enseignement; elle initie son cœur aux grandes vérités morales, donne des ailes à la prière et transporte l’âme dans les régions de l’infini.

Le même, ibid.

Dans la musique sacrée, la mélodie seule captive la pensée, l’âme seule fait entendre sa voix : aussi cette musique se distingue par l’extinction du rhythme qui rappelle l’élément vital ou instinctif. Il faut que le chant t religieux, par la suavité de ses accords, fasse oublier tout ce qui nous rattache à la vie organique.

Le même, ibid.

Les anciens remarquaient que la musique guérit les affections du corps par l’entremise de l’âme, de la même manière que les médicaments guérissent les affections de l’âme par l’entremise du corps.

J.-L. Roger, Effets de la Musique.

Considérée seulement comme moyen de dissipation, la musique pourra toujours offrir quelque soulagement dans les affections où le malade paraît sans cesse occupé de son état.

Le même, ibid.

La musique qui convient spécialement aux aliénés, celle dont nous avons pu souvent apprécier les heureux effets.

c’est la musique religieuse ; les accents doux et graves qui la caractérisent ne s’adressent point aux passions, mais elles sollicitent des émotions douces et consolantes.

J. -B. Carrier, Eludes statistiques sur les Aliénés.

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