I. au VERONE, De V Agonie et de lu Mort
Quand on a vu mourir des hommes de toutes les classes, il est impossible de se refuser à la conviction que les approches de la mort commencent pour tous une manière neuve de penser et d’espérer. Cette seconde vue est plus ou moins pénétrante, selon les capacités morales départies à chacun ; mais il est consolant de dire que le plus humble voit souvent ce que le superbe n’aurait osé lui demander. Combien de fois l’image du pilote qui s’est prémuni contre le naufrage et qui en sort triomphant ne s’est-elle pas présentée à nous, lorsque, auprès de la couche d’un mourant, nous avons admiré la fin triomphante du j uste !
Le même, ibid.
La mort a de terribles leçons, et si jamais on parvient à convaincre les hommes des enseignements de la sagesse, c’est sans contredit par le tableau des luttes qu’une âme bourrelée de remords livre aux démons de ses pensées, alors que pour elle tout va finir.
Le même, ibid.
Le propre d’une belle mort est de révéler à l’âme le mystère de la vie.
Le même, ibid.
Le véritable esprit du sacerdoce apprend avec la science de Dieu celle d’une mort édifiante.
Si l’homme se traduit lui-même, jour par jour, dans ses mœurs, ses œuvres, ses actions, sa conduite, et laisse ainsi au monde un fac-similé de son être , la manière dont il termine ses jours est un acte suprême qui révèle
souvent sa vie entière : c’est une étincelle dont l’éclat ou
la pâleur jette un dernier rellet sur le passé.
Théodore Perrin, De la Périodicité.
Quelle mort plus terrible et plus redoutable que celle du pervers environné de transes, de convulsions et de l’horreur de l’avenir!
Virey, Dictionnaire des Sciences médicales.
Je n’ai jamais vu apprendre avec calme que le terme de leur vie était proche, que ceux dont l’âme était soutenue par une confiance entière dans les dogmes religieux.
Chomel, Eléments de Pathologie générale.
Lorsque l’homme meurt, son corps est rendu aux éléments, son principe de vie se réunit à celui de l’univers; et son âme retourne à Dieu qui l’adonnée et qui lui assure une durée immortelle.
J. Barthez, Nouveaux Eléments de la Science de l'homme.